FOOTBALL

L’AS Dion-Valmont, 25 ans de bonheur

Pendant 25 ans, l’AS Dion-Valmont a fait le bonheur de nombreux footballeurs. Sur un terrain catastrophique mais dans une ambiance inégalable.

Située le long du boulevard du centenaire, l’Association Sportive de Dion-Valmont a vu le jour en 1971. Épaulé par Robert Bidoul, Roger Raman fut le premier président d’un club né de l’initiative d’un club de jeunes de la localité, soutenus par Omer Bidoul, le bourgmestre de l’époque.

Le matricule 7665 fit ses débuts sur une prairie mise à sa disposition par Isidore Bidoul. Richard Coppin fut le premier entraîneur d’une formation qui disputa son premier championnat en P4 lors de la saison 1971-1972. Résultat final: une dernière place avec sept petits points et une seule mais mémorable victoire, 3-1 face à Glimes dans l’ambiance que l’on devine. Le terrain en pente est resté la marque de fabrique d’un club qui est toujours resté en P4 et qui allait se développer au fil des saisons.

Après Roger Raman, Richard Coppin puis Armand Dehut se sont succédé à la présidence. Quant aux installations, elles ont aussi évolué avec le temps. La petite buvette installée en parallèle au ruisseau le «Pisselet» a été agrandie, «mais les vestiaires étaient toujours situés un peu plus loin, à la rue de l’École», précise Christophe Bidoul qui fut joueur au club pendant une dizaine d’années.

Les jeunes arrivèrent petit à petit, les équipes d’âge furent de plus en plus nombreuses, un comité des jeunes vit le jour dont Ghislain Stengele fut le premier président. Nous sommes alors en 1992. «Via les jeunes, Ghislain est parvenu à redynamiser tout le club. Il s’est occupé de tout et accompli un travail énorme», se souvient encore Christophe Bidoul.

Deux ans plus tard, la saison 94-95 allait marquer le début de la fin pour l’AS Dion-Valmont. Le terrain occupé par le club depuis 24 ans étant devenu un terrain à bâtir, toutes les équipes du club ont dû trouver refuge à Corbais pour y disputer leurs rencontres. Mais en fin de saison, en juin 1995, l’AS Dion-Valmont décidait de déclarer forfait, laissant ses nombreux membres (le club comptait alors 130 jeunes et des équipes dans toutes les divisions) rejoindre différents clubs de la région. «Des jeunes sont partis à Grez, à Rixensart, des équipes sont parties au complet, remarque Ghislain Stengele. À l’époque, c’était un gros regret car Dion-Valmont était vraiment un club formidable.»

Quant au terrain, il est devenu un lotissement occupé par quelques maisons.

L’AS Dion-Valmont, c’était aussi…

Du kayak sur la Semois

Président des jeunes de l’AS Dion-Valmont, Ghislain Stengele ne garde que de bons souvenirs d’un club où le mot «convivialité» a toujours été à l’ordre du jour. Soupers, tournois de jeunes, barbecues, matches parents/enfants, les Saint-Nicolas des jeunes organisées au garage Ital à Wavre, faute de place dans la buvette, un voyage dans le Calvados avec les vétérans,… «Les bons moments sont trop nombreux que pour tous les citer», précise-t-il.

Depuis la fin des années 80 et pendant une dizaine d’années, Ghislain Stengele a organisé chaque année une descente de la Semois en kayak qui a réuni jusqu’à 200 participants. «C’était ça l’esprit Dion-Valmont, des gens qui prenaient plaisir à se retrouver dans une bonne ambiance.»

Un terrain mémorable et redoutable

Président des jeunes de l’AS Dion-Valmont, Ghislain Stengele ne garde que de bons souvenirs d’un club où le mot «convivialité» a toujours été à l’ordre du jour. Soupers, tournois de jeunes, barbecues, matches parents/enfants, les Saint-Nicolas des jeunes organisées au garage Ital à Wavre, faute de place dans la buvette, un voyage dans le Calvados avec les vétérans,… «Les bons moments sont trop nombreux que pour tous les citer», précise-t-il.

Depuis la fin des années 80 et pendant une dizaine d’années, Ghislain Stengele a organisé chaque année une descente de la Semois en kayak qui a réuni jusqu’à 200 participants. «C’était ça l’esprit Dion-Valmont, des gens qui prenaient plaisir à se retrouver dans une bonne ambiance.»

Une ambiance familiale

Richard Coppin fut le premier entraîneur de l’AS Dion-Valmont. C’était au début des années 70. «J’étais joueur au Stade Louvain quand le comité de Dion m’a demandé d’entraîner l’équipe. C’était ma première expérience comme entraîneur. Je m’en souviens encore très bien. C’était avec les cinq frères Miclotte ou encore Joël Abs comme gardien de but. L’équipe représentait toute la jeunesse de Dion-le-Val et Dion-le-Mont. On a vécu une saison compliquée avec comme tout premier match un derby à Chaumont-Gistoux devant plus de 200 spectateurs à la rue des Papeteries. On avait été battus mais c’était un événement inoubliable.»

Richard Coppin ne sera resté entraîneur qu’une saison mais il va rester actif une quinzaine d’années au club. «Je suis même devenu président quand Raman a arrêté.»

Que de souvenirs… «Le club n’a pas changé pendant toutes ses années et vivait avec peu de moyens mais dans une ambiance familiale qui faisait sa force. On avait aussi de très bons contacts avec Wavre Sports et Walhain où Francis Sprimont nous fournissait de bons éléments.»