Vaccination: ce que l’on sait du «passeport vert» européen

Vaccination:  ce que l’on sait du «passeport vert» européen

Si Sophie Wilmès est favorable à l’idée d’un système standardisé européen, elle refuse qu’il conditionne la liberté de se déplacer au sein de l’Europe. Photo News

La Commission européenne présentera en mars un projet de «passeport vert» numérique attestant d’une vaccination contre le Covid ou de tests négatifs pour voyager plus librement.

«Nous présenterons ce mois-ci une proposition législative pour un « Digital Green Pass », avec l’objectif de «permettre graduellement aux Européens de se déplacer en sécurité au sein de l’UE ou en-dehors, pour le travail ou du tourisme», a indiqué sur Twitter Mme von der Leyen.

Outre la vaccination et les tests, ce passeport pourrait également indiquer si une personne «peut être considérée comme immunisée en raison de sa situation sanitaire, de la présence d’anticorps», a précisé lundi un porte-parole de la Commission.

Après s’être entendus en janvier sur le principe de normes partagées pour ce certificat, les chefs d’Etat et de gouvernement ont prôné jeudi «une approche commune».

Les 27 divisés

Certains Etats, dont la France, jugent prématurée la question des droits attachés à un «passeport» vaccinal, redoutant de profondes inégalités quand moins de 5% des Européens ont été vaccinés à l’heure actuelle.

Mais d’autres pays veulent une adoption rapide, dont l’Autriche ou la Grèce, soucieuse de sauver sa saison estivale.

En Belgique, Sophie Wilmès n’a pas tardé à réagir : «L’idée d’un système européen standardisé qui permet à chaque individu de rassembler, sur un même document digital (certificat), des informations relatives à sa vaccination, à ses tests, etc. est bonne. Toutefois... Il n’est pas question de lier la vaccination à la liberté de se déplacer»