HUY

Chacun son cercle pour plus de liberté

Chacun son cercle pour plus de liberté

C’est la troisième édition de ce mouvement des jeunes pour la liberté. -Eda

Dimanche, ils étaient encore une trentaine à tracer leur cercle sur la Grand-Place pour dénoncer le manque de liberté des jeunes.

L’idée est toute simple: Tracer un cercle d’un mètre cinquante de diamètre, y dessiner des cœurs, des mots, sur une place, un trottoir, peu importe finalement pourvu qu’on soit imaginatif, déterminé et qu’on crée du lien. Ensuite, on poste ses photos avec le hashtag «Trace ton cercle».

Dimanche à Huy, ils étaient une trentaine sur la Grand-Place à avoir répondu à l’appel de cette action devenue récurrente et qui veut symboliquement dénoncer l’asphyxie de la jeunesse et son manque de liberté. «J’ai invité les gens sur les réseaux sociaux à venir pour dire que ça suffit, on en a marre, indique Boris Mestchersky, à l’origine du rassemblement hutois. Il ne faut pas attendre le vaccin pour avoir une vie normale. Il existe des traitements en amont.»

Clamer que le monde ne tourne plus rond

Dans les bulles qui représentent à la fois la distanciation sociale recommandée par le gouvernement et le gouffre dans lequel la jeunesse peut se sentir plongée, on retrouve des familles, des personnes seules, à deux, toutes présentes pour clamer que le monde ne tourne plus rond.

Action citoyenne qui veut faire entendre la voix de cette jeunesse en manque de liberté, «Trace ton cercle» peut donc se voir comme un combat pacifique auquel participent parents, grands-parents, enfants aussi. À Huy, c’est une troisième édition. « Je suis venu il y a quinze jours, détaille Éric Dosogne, bourgmestre ff. Je leur ai promis d’envoyer un courrier aux ministres Di Rupo, De Croo et Collignon afin de relayer le fait que certains citoyens ont difficile à vivre certaines mesures. J’attends une réponse.»