INCOURT

Deux ans de prison pour s’être montré violent envers deux chauffeurs de bus

Deux ans de prison pour s’être montré violent envers deux chauffeurs de bus

En décembre dernier, l’accusé s’en est pris un autre chauffeur de bus et devait aussi s’expliquer pour des faits de coups à son père et de rébellion. ÉdA

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné vendredi Kevin D., un ancien habitant d’Incourt né en 1987, à deux ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 400 euros.

Le 22 juillet 2020, alors que le prévenu voyageait en bus avec sa compagne, le chauffeur du TEC n’a pas vu que la femme avait une poussette et a fermé la porte trop tôt, coinçant cette poussette. Kevin D. s’est dirigé vers le conducteur, lui a craché au visage et lui a porté un coup de poing. En décembre dernier, il s’en est pris un autre chauffeur de bus et devait aussi s’expliquer pour des faits de coups à son père et de rébellion.

À l’audience, lorsque l’épisode de la poussette touchée par les portières du bus a été évoqué, le ministère public a indiqué qu’il s’agissait d’un incident banal, les portes étant conçues pour se rouvrir aussitôt et éviter de coincer des passagers. Mais Kevin D., a estimé que sa réaction était justifiée. «Vous feriez quoi, vous? Regarder le chauffeur gentiment?», a-t-il rétorqué au président qui lui demandait s’il trouvait normal d’avoir frappé le conducteur.

Interdit de voyager en bus

En décembre 2020, désormais interdit de voyager sur le réseau TEC, Kevin D. a demandé à un autre chauffeur s’il pouvait le laisser monter dans son bus pour deux ou trois arrêts. L’homme n’a pas refusé mais a contacté sa centrale pour obtenir l’autorisation. Ce qui a fâché le trentenaire, qui s’en est pris au conducteur.

Le prévenu devait aussi s’expliquer sur des faits de coups volontaires donnés à son père, et de rébellion envers la police.

«Le prévenu est en récidive, il a déjà été condamné à plusieurs peines et a encore droit à un sursis probatoire mais pour quoi faire? Pour protéger la société, on n’a qu’une solution: l’incarcération», avait requis le ministère public à l’audience. C’est le raisonnement que le tribunal a suivi dans son jugement, écartant le sursis assorti de conditions qu’avait plaidé la défense.