CORONAVIRUS

Il est trop tôt pour parler de troisième vague, selon l’épidémiologiste Yves Coppieters

 Il est trop tôt pour parler de troisième vague, selon l’épidémiologiste Yves Coppieters

Yves Coppieters BELGA

Il est impossible pour le moment de déterminer si la Belgique reste sur un plateau concernant la progression du coronavirus ou si la récente hausse des chiffres de l’épidémie représente le début d’une courbe exponentielle, a indiqué vendredi l’épidémiologiste Yves Coppieters sur le plateau de la RTBF.

Selon lui, la question ne sera pas non plus tranchée dans une semaine.

Vendredi, à l’issue du comité de concertation, le ministre-président wallon Elio Di Rupo a évoqué le risque d’une troisième vague. «La question se pose de savoir si nous sommes entrés dans une troisième vague, si l’on va rester stable ou diminuer. Si on entre dans une troisième vague, on est dans une exponentielle et ça va aller très vite», a-t-il déclaré.

 

 

La hausse du nombre de cas et des hospitalisations est réelle mais il est trop tôt pour évoquer une troisième vague, a pour sa part souligné Yves Coppieters. «La moitié des personnes positives sont contaminées par le variant britannique, qui se propage plus facilement. C’est ça le problème, ce variant est en train de créer une nouvelle phase épidémique. Il devrait représenter 70% des cas en mars.»

Les vaccins utilisés restent heureusement efficaces et le Danemark est parvenu à maîtriser sa deuxième vague alors que le variant britannique représentait 70% des cas, a-t-il cependant rassuré.

Mais alors que le comité de concertation a décidé de reporter d’éventuelles mesures et de réévaluer la situation vendredi prochain, l’épidémiologiste ne voit pas de perspectives beaucoup plus claires dans une semaine. «Si la hausse est vraiment exponentielle, c’est trop court pour se confirmer en une semaine», analyse-t-il. «Il faut observer le temps de doublement des indicateurs, mais on ne le saura pas dans une semaine.»