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Crise sanitaire : quel impact pour les jeunes et l’emploi ?

Crise sanitaire : quel impact pour les jeunes et l’emploi ?

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Le Forem a analysé l’insertion des jeunes de moins de 25 ans qui se sont inscrits pour la première fois au Forem en 2020. Un constat : les jeunes, à la sortie de l’école, se sont moins inscrits au Forem et ont moins quitté l’enseignement en cours d’année.

Depuis le début de la crise sanitaire, en mars 2020, le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés augmente, sur base annuelle. Sans surprise, les jeunes de moins de 25 ans représentent la catégorie qui a le plus progressé avec, en 2020, un effectif supérieur de 5,3 % à celui enregistré en 2019 en moyenne.  Après plus de 5 ans de conjoncture favorable, la pandémie a fortement ralenti l’activité économique en Wallonie. Dans ces circonstances particulières, quelle a été l’insertion à l’emploi des jeunes récemment sortis de l’école ? Le marché de l’emploi leur est-il encore facilement accessible ?

De nouveaux inscrits en baisse en 2020

L’étude, basée sur les jeunes âgées entre 18 et 24 ans, recense 26.213 nouvelles inscriptions. Par rapport à 2019, il s’agit d’une baisse de 12 %, soit 3.615 personnes en moins. Les courbes d’inscription semblent correspondre aux différentes périodes de durcissement des règles sanitaires. Si la fermeture des sites du Forem peut expliquer ce phénomène, un autre facteur peut être avancé.

En effet, les jeunes les moins diplômés se sont nettement moins inscrits qu’en 2019 : - 31 % pour les titulaires d’un diplôme de primaire (CEB) ou secondaire de base et - 29 % pour les diplômés du secondaire du deuxième degré. En revanche, le nombre de nouveaux inscrits avec un titre en alternance (+19 %), un bachelier (+ 3 %) ou un master (+ 10 %) progresse en 2020. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer cet état de fait.

En ce qui concerne les jeunes les moins diplômés, certains d’entre eux qui, en « temps normal », auraient arrêté leurs études pour se lancer dans la vie active ont pu choisir de continuer leur cursus scolaire en raison de l’incertitude économique. Par ailleurs, les conditions particulières d’organisation des sessions de fin d’année dans l’enseignement auraient pu conduire à un maintien aux études de certains élèves en difficulté scolaire.

En revanche, dans les filières menant traditionnellement plus rapidement à l’emploi, les premières inscriptions ont été plus nombreuses. Dans les études supérieures, les frais liés à un minerval peuvent avoir freiné l’inscription à un diplôme complémentaire, dans une situation où il était plus difficile pour certains jeunes de décrocher un job étudiant en raison du ralentissement de l’activité dans certains secteurs pour financer leurs études.

Le Forem au service des jeunes !

Malgré un contexte socio-économique compliqué et une détresse psychologique accrue chez les jeunes, le Forem met tout en œuvre pour aider les moins de 25 ans à décrocher un premier emploi. C’est le cas des séances « Welcome » : des rencontres virtuelles interactives basées sur l’échange et le conseil pour aider à avancer dans son projet professionnel.  Le Forem y dispense des infos sur les différentes démarches à entreprendre pour s’inscrire comme demandeur d’emploi et sur tout ce que le Forem peut leur offrir (accompagnement, formations, offres d’emploi, services en ligne, etc.). Sans oublier les aides à l’emploi qui permettent aux jeunes d’être plus facilement engagés (Plan Formation-Insertion, Impulsion – de 25 ans).

Le demandeur d’emploi repart ainsi avec des pistes d’actions concrètes et, s’il n’y voit pas encore clair, avec un rendez-vous personnel pour aller plus loin dans ses démarches.

Plus d’infos ?

www.jeunes.leforem.be

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