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Un projet pour un nouveau train de nuit au départ de la Belgique et des Pays-Bas

Un projet pour un nouveau train de nuit au départ de la Belgique et des Pays-Bas

Image d’illustration BELGA

European Sleeper. C’est sous ce nom que deux particuliers néerlandais veulent faire circuler un nouveau train de nuit à partir des Pays-Bas et de la Belgique dès avril 2022. Ils annonceront la destination dans un délai d’un mois.

Derrière le projet, il y a deux passionnés de trains-couchettes: Elmer van Buuren, actif au sein de la fondation néerlandaise Train2EU et qui a travaillé pendant de nombreuses années à la compagnie ferroviaire néerlandaise NS, et Chris Engelsman. Ce dernier, qui dirige le site web noordwestexpress.nl pendant son temps libre, avait déjà mis en place le Jazz Night Express en 2019, un train de nuit unique à destination de Berlin avec des spectacles de jazz à bord.

La question reste de savoir si les plans de European Sleeper pourront effectivement être réalisés. «Cela nous semble très prometteur. Il s’agit en fait d’un projet de deux particuliers. Nous travaillons sur les trains de nuit depuis des années et nous avons une grande expérience des chemins de fer et de leur exploitation», explique Chris Engelsman. «L’élan est énorme en ce moment, il y a toutes sortes d’initiatives», relève-t-il.

Il y a, par exemple, le train de nuit entre Bruxelles et Vienne exploité par la compagnie ferroviaire autrichienne ÖVB, qui a été temporairement suspendu à cause de la crise du coronavirus. Cette entreprise veut également desservir d’autres destinations. Mais il existe aussi d’autres projets de particuliers, soutient le Néerlandais.

European Sleeper n’entend pas concurrencer les compagnies ferroviaires nationales établies mais veut exploiter d’autres destinations. Dans quelques semaines, en avril, elle dévoilera sa destination prévue à partir d’avril 2022. Le site néerlandais spécialisé treinreiziger.nl soupçonne que cela soit Copenhague, Prague, Varsovie ou Milan.

Les plans sont «avancés», même si les discussions sont encore en cours avec toutes sortes de partenaires, selon M. Engelsman. Un partenaire est en effet nécessaire car, en tant que particuliers, les deux Néerlandais n’ont pas de licence pour faire circuler des trains.

Les contacts n’ont pas seulement lieu avec la NS néerlandaise, mais aussi avec la SNCB, Infrabel et les autorités compétentes en Belgique. S’il veut faire circuler un train en 2022, European Sleeper doit ainsi demander un sillon déjà en avril prochain.

La situation financière «n’est pas nécessairement très facile», mais M. Engelsman souligne que le rail européen a été libéralisé. «Cela permet à un particulier de faire circuler un train», illustre-t-il. En Belgique, cependant, les deux Néerlandais dépendent probablement de la SNCB pour ce faire.

L’opération peut être rentable, estiment les initiateurs. «La demande de trains de nuit est assez élevée et nous voyons un intérêt commercial positif», constate ainsi M. Engelsman. «Le coronavirus a mené à des voyages plus conscients et certainement à plus petite échelle. Nous attendons des vacanciers qu’ils se concentrent davantage sur l’Europe.»

Outre les discussions avec les autorités belges et les entreprises ferroviaires, des négociations sont en cours avec d’autres partenaires du secteur en Belgique. Le Néerlandais ne souhaite toutefois pas encore en dévoiler davantage.

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