NAMUR

PHOTOS | Manifestation de l’horeca à Namur: «On est en train de décimer carrément toute une profession»

Une manifestation du secteur horeca (notamment) a eu lieu au cœur de Namur ce jeudi matin, un cortège s’est rassemblé devant le parlement wallon pour rejoindre l’Elysette.

À l’approche du comité de concertation (Codeco) programmé ce vendredi, le secteur de l’horeca, venu des quatre coins de la Wallonie et rejoint par d’autres professions telles que des forains, a décidé de faire entendre sa voix en se rassemblant ce jeudi matin devant le parlement wallon, au cœur de Namur. Sous les yeux attentifs de la police, fédérale notamment, qui avait bouclé la circulation vers le Grognon.

Parmi les messages affichés par les manifestants, on a pu lire: «commerces à remettre», «au final, c’est l’état qui nous cuisine», «l’horeca crève la dalle», «stop à l’acharnement contre les bars et restaurants», «secteurs oubliés=0 prime»…

Nous sommes dans un secteur qui est en train de souffrir, de s’éteindre

Après cette première escale où les esprits sont restés calmes malgré un désespoir évident et pour le moins compréhensible, nourri par de trop longs mois d’inactivité professionnelle, les manifestants ont emprunté le pont du Musée en vue de rejoindre la place d’Armes.

«Nous sommes dans un secteur qui est en train de souffrir, de s’éteindre», regrette Fabrice Macchia, qui a pris la parole sur un podium dressé sur ladite place. Ce restaurateur, à la tête de 7 établissements dans la région de Charleroi et La Louvière, n’en peut plus, d’être empêché de vivre normalement…

On est en train de décimer carrément toute une profession

Le cortège a ensuite repris sa marche vers l’Elysette, le siège du gouvernement régional, dans le souci de tenter de se faire entendre par les dirigeants wallons.

«On est en train de décimer carrément toute une profession, qui est pourvoyeur de main-d’œuvre en Belgique. La profession était déjà très mal comprise avant, et on se rend compte que c’est de pire en pire... Aujourd’hui, on a besoin d’aide, on a besoin d’une perspective, on doit savoir quand on va rouvrir», implore Fabrice Macchia.

Dans quelle mesure cet appel à l’aide, qui sonne comme un véritable cri de désespoir, sera-t-il entendu au sein du « Codeco », demain?

On a besoin d’aides financières… Ce qui nous a été donné est ridicule

+ À LIRE AUSSI | «On n’a plus le choix il faut rouvrir le 21 mars»

PHOTOS | Manifestation de l’horeca à Namur: «On est en train de décimer carrément toute une profession»
EdA Benoît Robaye