WAVRE

Opération escargot jusque Namur pour être entendus par Elio Di Rupo

Une cinquantaine de voitures ont participé à une opération escargot jusque Namur. Tous veulent reprendre leurs activités.

MISE À JOUR 17h30| Willy Borsus va tout faire pour une réouverture de l’horeca le 21 mars

Brocanteurs, forains, traiteurs, restaurateurs, cafetiers, hôteliers… Ils étaient une bonne cinquantaine à s’être réunis sur le parking de l’aire d’autoroute de Bierges tôt ce matin. Et c’est en mode escargot, sur deux des trois bandes de l’E 411 et escortés par les forces de l’ordre, qu’ils ont pris la direction de Namur où ils espèrent pouvoir être entendus par le gouvernement wallon.

Outre le fait de manifester leur ras-le-bol, ils entendent tous pouvoir être dédommagés financièrement après les lourdes pertes que la crise a occasionnées dans leur activité.

«On comprend bien la fermeture de nos établissements mais on ne comprend pas pourquoi nous sommes toujours fermés, explique Quentin Bonheur, responsable du Collectif Horeca de Nivelles. Oui, on peut dire que c’est un ras-le-bol, pas seulement de la situation, mais aussi et surtout du fait de ne pas avoir assez de compensations financières. On n’a plus le choix il faut rouvrir le 21 mars.»

«On ne peut plus rien faire depuis des mois, poursuit un brocanteur. On ne peut plus aller dans les maisons pour dénicher meubles et autres objets, on ne peut plus rien vendre. Ce n’est plus tenable.»

D’autres opérations escargots vers Namur étaient prévues au départ de toutes les provinces wallonnes et en milieu de matinée, ce sont près de 300 véhicules qui, à coups de klaxon, ont fait leur rentrée dans la capitale wallonne.

«Notre objectif, c’est de pouvoir parler à Elio Di Rupo», dit encore Quentin Bonheur qui annonce déjà d’autres actions.