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Mons: le Doudou annulé pour la deuxième année consécutive

Mons: le Doudou annulé pour la deuxième année consécutive

Pas de Doudou en 2021 à Mons. Comme en 2020… ÉdA Mathieu Golinvaux

Les autorités montoises ont annoncé l’annulation de la Ducasse de Mons en 2021. Celle-ci n’aura lieu ni à la Trinité, ni en automne.

Les autorités montoises et les organisateurs du Doudou ont annoncé ce mardi l’annulation de la ducasse de Mons 2021, «sans surprise et pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire.»

«Malgré la campagne de vaccination qui a commencé, nous n’avons pas de perspectives à court terme pour pouvoir reprendre une vie normale», a indiqué le bourgmestre Nicolas Martin sur une vidéo diffusée via les réseaux sociaux.

Le Doudou ne se tiendra donc pas durant le week-end de la Trinité ni à un autre moment dans l’année. L’édition 2020 de l’événement folklorique avait déjà été annulée en raison de la crise du Covid-19. L’édition 2021 devait avoir lieu le 30 mai. La prochaine ducasse de Mons est donc fixée au 12 juin 2022.

«Cette décision survient à la suite de réunions et concertations avec les différents partenaires de la Ducasse rituelle et festive où chacun des participants a pu exprimer son point de vue», ont indiqué les autorités de la ville. «À l’unanimité, il a été décidé de ne pas tenir le Doudou ni le Petit Doudou, compte tenu de la situation sanitaire qui ne permet pas de célébrer notre tradition dans des conditions optimales.»

Un pèlerinage à sainte Waudru

Les partenaires ont toutefois émis la volonté d’organiser des moments symboliques et des évocations à l’occasion du week-end de la Trinité, sous réserve du contexte sanitaire.

«Cette année, nous ferons bien davantage que l’an dernier, affirme André Miné, doyen de Mons. Nous n’allons pas priver la population de se tourner vers sainte Waudru patronne de la cité. Depuis des siècles, sainte Waudru a toujours été invoquée pour protéger la ville et ses habitants dans les moments difficiles, lors des guerres et des épidémies. C’est d’ailleurs dans le contexte de la grande peste du XIVe siècle que la procession du Car d’Or trouve son origine.»

Lors du prochain week-end de la Trinité, la châsse de sainte Waudru sera descendue et déposée dans le transept de la collégiale pour permettre sa vénération durant toute la semaine. Pas de procession donc, «mais la population pourra venir comme en pèlerinage saluer sa sainte patronne à la collégiale.»

Rendez-vous aux Fêtes de Wallonie?

Si le Doudou, c’est encore foutu en 2021, le Collège communal de Mons et les équipes de la Ville envisagent toutefois de renforcer les Fêtes de Wallonie, qui sont programmées le week-end des 18 et 19 septembre 2021, et qui devraient coïncider avec la fin de la campagne de vaccination.

«Dans l’espoir que la campagne de vaccination produira pleinement ses effets d’ici là, le Bourgmestre et le Collège communal espèrent que ces festivités pourront réconforter le secteur horeca, qui en a bien besoin.»

Une préparation complètement chamboulée

«Ces derniers mois, notre préparation a été complètement chamboulée, réduite à néant», explique Massimo Falasca, président des acteurs du Lumeçon. Or, un événement d’une telle ampleur impose une préparation rigoureuse.

«Un combat et une Ducasse réussie, c’est conditionné par un public participant qui respecte les règles du jeu, mais aussi par une préparation qui s’inscrit dans la durée et qui se veut rigoureuse et responsable avec toutes les parties prenantes à l’organisation de la Ducasse», indique Joëlle Wattier, réalisatrice du Lumeçon.

Un combat qui implique «600 personnes en mouvement dont il convient de scénariser les interventions, qu’il convient de coordonner et de préparer dans un contexte de sécurité maximale à tous égards. La crise sanitaire que nous vivons ne le permet pas.»

Même topo pour la Procession du Car d’Or. «Préparer une procession demande du temps: appel aux candidatures, essayage, réunion d’organisation, travail de notre équipe du vestiaire, rencontre avec les autres acteurs de notre Doudou et j’en passe…» a expliqué Emmanuel Godefroy, président de la Procession du Car d’Or.

Or, «toutes ces choses sont impossibles aujourd’hui.» Et le resteront sans doute encore de longues semaines, voire des mois. L’annulation était donc inéluctable.