CORONAVIRUS

Il ne s’agit pas de créer une banque de données sur la santé de certains citoyens

Il ne s’agit pas de créer une banque de données sur la santé de certains citoyens

Comme à Ronquières, un centre dit majeur de vaccination en Wallonie a ouvert lundi à l’aéroport de Bierset . BELGA

Lors de la conférence de presse Sciensano, Sabine Stordeur, la coresponsable de la task-force vaccination est revenue sur la vaccination.

On le sait à partir du mois de mars, ce sera au tour des personnes de 65 ans et + et des patients à risques de 18 à 64 ans de bénéficier de la vaccination. Sabine Stordeur, coresponsable de la task-force vaccination, a tenu à fournir des explications au sujet des patients à risques et comment ils allaient être identifiés.

La vaccination prioritaire des personnes souffrant de pathologies chroniques semble susciter beaucoup d’incompréhension, notamment au sein du corps médical, a indiqué Sabine Stordeur.

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«Si ces personnes bénéficient de la vaccination plus tôt que d’autres groupes, c’est à cause des risques qu’elles encourent en cas d’infection. Et pour que nous puissions protéger ces personnes, nous devons leur envoyer une invitation personnelle et donc nous devons les identifier.»

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Comment les identifier?

 

«Lorsque l’âge est le critère de sélection, l’information est présente dans le registre national. Lorsque c’est une pathologie qui est le critère de sélection, ce sont les codes de diagnostic et de traitement qui sont recherchés grâce un algorithme dans les bases de données des mutuelles et dans les dossiers médicaux informatisés. Et c’est le résultat de cette recherche, qui répondra à la question: est-ce que le citoyen est prioritaire ou non pour la vaccination?»

Et d’ajouter: «Aucune donnée liée à l’état de santé du patient, au type de comorbidité, ni relative à son traitement, ne sera demandée. Il ne s’agit pas de créer une banque de données sur la santé de certains citoyens mais bien d’établir une liste des personnes prioritaires.

 

Et les autres?

 

Le nombre de vaccin annoncé à ce stade devrait permettre de respecter le timing initial qui prévoit le lancement de la vaccination du grand public dans le courant du mois de mai. «Au cours des prochaines semaines, chaque citoyen recevra une invitation personnelle sur laquelle se trouve un identifiant unique. Il devra s’enregistrer par internet ou par téléphone pour fixer ou confirmer son rendez-vous.

Sabine Stordeur a voulu enfin rappeler que la vaccination était la seule perspective dont nous disposions pour retrouver une vie normale mais pour cela elle doit s’appuyer sur une démarche collective.

«Pour certains cette campagne de vaccination est critiquable et nous sommes prêts à entendre les remarques formulées. Cette vie normale nous la retrouverons plus vite si nous prenons tous une part active à la vaccination. La vaccination, c’est bien plus qu’un choix personnel c’est un engagement collectif auquel on prend part, que l’on soit médecin ou citoyen.»