TOURISME

Interdiction de voyages non essentiels: la Commission veut une réponse belge avant 10 jours

Interdiction de voyages non essentiels: la Commission veut une réponse belge avant 10 jours

Illustration. BELGA

Cinq autres pays dont l’Allemagne sont visés.

La Commission européenne a écrit aux autorités belges pour obtenir avant dix jours une réponse au caractère selon elle disproportionné de l’interdiction des déplacements non essentiels prolongée au 1er avril, une mesure qui fera l’objet d’une évaluation vendredi au Comité de concertation.

«Dans le cas de l’interdiction de voyager imposée par la Belgique, la Commission considère que des mesures moins restrictives seraient à la disposition des autorités pour atteindre l’objectif de protection de la santé publique», écrit Salla Saastamoinen, directrice générale de la DG Justice, dans un courrier consulté par Belga.

Elle note aussi que, lorsque l’annonce de la prolongation de l’interdiction a été faite par le gouvernement belge, «aucune raison n’a été donnée» pour cette extension. Cette dernière a en outre été faite plusieurs semaines avant l’expiration de l’interdiction initiale, dont l’échéance était le 1er mars.

Les cinq autres pays de l’UE pointés par la Commission pour cause d’interdictions de voyages disproportionnées par rapport au respect de la libre circulation sont l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Finlande et la Hongrie.

On demande d’en revenir à une mesure plus logique de déconseiller ces voyages mais de ne pas les interdire

L’exécutif européen avait déjà rappelé la semaine dernière à tous les Etats membres la nécessité de respecter les recommandations sur les déplacements qu’ils avaient eux-mêmes décidées.

«On demande d’en revenir à une mesure plus logique de déconseiller ces voyages mais de ne pas les interdire», a exposé mardi le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, avant une réunion des ministres des Affaires européennes qui abordera cette question.