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Jogging : Fabrice Pasque reste motivé

Jogging : Fabrice Pasque reste motivé

Fabrice Pasque continue de s’entraîner par passion. ÉdA – 501219360231

Le Couilletois aux 529 victoires a trouvé des palliatifs à l’absence de compétitions et garde la même forte intensité lors de ses entraînements.

Comme tous les amateurs de trail et running, Fabrice Pasque souffre de l’absence de compétitions mais il s’évertue à s’entraîner avec intensité en attendant des jours meilleurs. «J’adore courir donc je n’ai jamais arrêté, lance le Couilletois. Mais c’est vrai que cela commence à être long. Pour moi qui me suis toujours projeté dans des compétitions futures, c’est une période compliquée mais ma passion pour la course à pied fait que je ne lâche pas.»

L’homme aux 529 victoires a attrapé le Covid il y a quelques mois. «Et depuis je n’ai toujours pas retrouvé l’odorat! C’est plutôt embêtant pour quelqu’un qui adore courir en nature pour les odeurs qu’elle exhale…»

Durant les confinements successifs, il a fait quelques courses virtuelles. «C’est mieux que rien et on peut remercier les gens qui en organisent mais je ne les prends que comme de simples entraînements. Cela n’a pas la même saveur qu’une course normale. Je pense en avoir gagné l’une ou l’autre mais je ne les comptabilise pas comme des vraies victoires. Les conditions ne sont pas les mêmes pour tous les concurrents. C’est bien pour varier ses terrains de jeu, pour se faire plaisir mais pour moi cela ne va plus loin.»

Il fait aussi de temps en temps des challenges de l’application Strava. «Je m’étais fixé comme objectif d’atteindre les 100 couronnes sur des segments et j’y suis parvenu. Ces segments sont d’une distance variable. Ce sont des portions de route ou de sentier créées et éditées par les membres, où les athlètes peuvent concourir pour du temps. Cela permet aussi de découvrir d’autres endroits, c’est plutôt sympa à faire et ça occupe!»

Ses principaux objectifs de l’année, comme la Bouillonnante, ont déjà été repoussés. «Et il y a encore une grosse incertitude concernant le marathon du Mont-Blanc que j’avais prévu de faire en juin. Ce n’est pas évident de s’entraîner sans savoir si ces événements seront bel et bien maintenus mais je continue à m’entraîner à fond. Parce que j’aime ça, tout simplement, et parce que j’ai encore la gnaque, l’envie de me dépasser et de me mesurer à des plus jeunes que moi! Néanmoins je comprends que d’autres se découragent.»

«Continuez à courir, pour vous-même!»

Plus que les victoires, c’est surtout la convivialité d’avant et d’après-course qui lui manque. «Et le plaisir simple de mettre un dossard, d’être dans un groupe de coureurs, de discuter ensemble de nos épreuves, de nos objectifs… Beaucoup de gens me manquent. J’ai ainsi été très attristé par le décès d’Yvon Genot. J’aurais adoré courir pour lui, gagner une course en sa mémoire…»

Fabrice est très inquiet des impacts de la crise. «Certains ne courent plus du tout, d’autres beaucoup moins d’intensité. Sans parler des risques d’obésité et de sédentarisation que cela implique. Si j’avais un conseil à donner aux gens c’est “ Continuez à vous entraîner, pour vous-même, pour votre santé ”.»