SAUTE D’HUMEUR

Être ou ne plus être… la voix des Diables

Être ou ne plus être… la voix des Diables

Rodrigo Beenkens cède sa place et Vincent Langendries va monter au jeu! -

Witsel sur la touche, Hazard dans le doute, Fellaini qui se tâte. Et voilà que c’est Rodrigo Beenkens dont on annonce qu’il ne sera pas «la voix des Diables» à l’Euro en juin.

Il ira plutôt sur le Tour de France. Ce tournoi est-il maudit? Ce n’est pas rien d’être le commentateur des Diables rouges. Ceux-ci sont plus qu’une simple équipe de foot en phase finale. Ils sont un envoûtement collectif qui pendant plusieurs semaines squatte le cerveau de tout un pays, hommes femmes et enfants.

C’est devenir ce barde qui au Moyen Âge répercutait les exploits des chevaliers de la contrée.

À un moment donné, votre timbre de voix, les mots lancés dans les moments cruciaux des matches s’incrustent à jamais dans l’imaginaire collectif. C’est le «Marque nous ça Léo», de Roger Laboureur au 5e penalty contre l’Espagne en 1986.

C’est le «C’est injuste» de Francq Baudoncq après le but de Platt qui élimine les Belges en 1990. Ou encore, plus prosaïque, le «Je l’avais dit bordel» de Philippe Albert en 2018.

Entre 90 minutes de match diabolique et 4 heures d’étape de plat sur le Tour, il n’a pas opté pour la facilité

Choix personnel ou contraint? Tiraillé depuis toujours entre deux amours, Rodrigo délaisse donc Courtois et De Bruyne pour les prodiges cyclistes Evenepoel et Van Aert.

Qui deviendront les cibles privilégiées de ses jeux de mots bien préparés, de ses fiches super complètes et de ses envolées enthousiastes.

Reconnaissons-lui encore qu’entre l’intensité d’un match diabolique de 90 minutes et une étape de plat en intégralité de 4 heures qu’il faut meubler sur la Grande Boucle il n’a pas opté… pour la facilité