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Birmanie: le chef de l’armée justifie son coup d’État en dénonçant «des fraudes électorales»

Birmanie: le chef de l’armée justifie son coup d’État en dénonçant «des fraudes électorales»

Le commandant en chef de l’armée birmane, Min Aung Hlaing. AFP

Le commandant en chef de l’armée birmane, Min Aung Hlaing, a justifié lundi le coup d’État qui a renversé une semaine plus tôt Aung San Suu Kyi, en invoquant de nouveau «des fraudes électorales» lors des législatives de novembre.

«Nous enquêtons sur les autorités responsables concernant ces fraudes électorales», a précisé Min Aung Hlaing sur la chaîne de télévision Myawaddy TV.

Il s’agit de la première déclaration publique du chef de l’armée depuis le putsch du 1er février.

La loi martiale décrétée dans plusieurs quartiers de la ville de Mandalay

La loi martiale a été décrétée lundi dans plusieurs quartiers de Mandalay, la seconde ville de Birmanie, à la suite des manifestations contre le coup d’État militaire, ont annoncé les autorités locales, dans une déclaration officielle.

Les manifestations et les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits et un couvre-feu est instauré de 20H00 à 04H00 locales, précise la déclaration.

Le Royaume-Uni et l’UE demandent une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme

Le Royaume-Uni, l’Union européenne et 19 autres membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU ont demandé lundi une réunion d’urgence pour débattre de la situation en Birmanie, après un putsch militaire.

Cette demande «est en réponse à l’état d’urgence imposé en Birmanie, la détention arbitraire de responsables politiques démocratiquement élus et de membres de la société civile», a déclaré l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès des Nations unies à Genève, Julian Braithwaite.

«Nous devons répondre d’urgence à l’épreuve que traverse le peuple birman et à la situation des droits de l’homme qui s’y détériore rapidement», a ajouté le diplomate au cours d’une réunion du conseil par visioconférence.

Des dizaines de milliers de birmans descendent dans la rue depuis le putsch au début de la semaine dernière pour protester contre le retour des militaires au pouvoir, malgré de nombreuses arrestations et la censure d’internet.

L’ambassadeur a indiqué que le groupe, qui propose une réunion d’urgence, allait informer les autres membres du Conseil de la rédaction d’une résolution.

La réunion d’urgence - une demande est acceptée à partir du moment où elle réunit au moins un tiers des 47 membres du Conseil, ce qui est largement le cas - devrait se tenir avant le début de la session ordinaire du Conseil qui débute le 22 février.

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