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Le secteur de l’esthétique et du bien-être se sent discriminé

Le secteur de l’esthétique et du bien-être se sent discriminé

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La décision de considérer les coiffeurs d’un côté et le reste des métiers de contacts de l’autre passe mal pour les professionnels de l’esthétique.

Les salons d’esthétiques se sentent «floués» vendredi soir après que le comité de concertation a annoncé qu’ils ne pourront reprendre leurs activités que le 1er mars alors que les coiffeurs rouvriront dès le 13 février. «Nous sommes le bouc émissaire d’un compromis politique», s’insurge Laurence Wuylens, présidente de l’Union nationale de l’esthétique et du bien-être (Uneb).

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La décision de considérer les coiffeurs d’un côté et le reste des métiers de contacts de l’autre passe mal pour les professionnels de l’esthétique. «Je peux comprendre qu’on ouvre les vannes un peu à la fois, mais ce n’est pas juste. C’était tout le monde ou personne», estime Mme Wuylens.

«S’il y a une hausse des indicateurs avec les réouvertures des coiffeurs, je crains qu’on nous annonce qu’on ne pourra pas rouvrir le 1er mars», appréhende-t-elle.

La présidente de l’Uneb n’envisage cependant pas d’entreprendre des actions. «Nous avons toujours été de bons petits soldats», ironise-t-elle. «Et introduire une action en justice va nous coûter cher alors que c’est perdu d’avance.»

«Je peux seulement espérer que le secteur complet pourra ouvrir en même temps, et notamment les salons d’esthétique, les salons de massage et les centres de bien-être privatifs, contrairement à ce qui avait eu lieu lors des assouplissements précédents», ajoute-t-elle, dénonçant de nombreuses incohérences.

«Les politiques savent ce que c’est d’aller chez le coiffeur, mais ne connaissent pas les salons d’esthétique. Ils ont voulu faire plaisir à la population», conclut-elle.



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