CORONAVIRUS

L’impact de la crise sur les 19 communes: 31 millions pour 2020

L’impact de la crise sur les 19 communes: 31 millions pour 2020

Bernard Clerfayt assure que la crise a déjà impacté les communes à hauteur de 31 millions d’euros pour 2020. BELGA

Les communes bruxelloises ont chiffré l’impact direct de la crise du coronavirus à 31 millions d’euros. Mais les résultats cumulés de la plupart restent positifs. C’est ce qu’affirme le ministre des Pouvoirs locaux, Bernard Clerfayt (DéFI). Par ailleurs, Vervoort (PS) précise que les pouvoirs spéciaux se limitent à 8 arrêtés.

Sur base des dernières modifications budgétaires soumises par les communes pour l’an dernier, il apparaît que celles-ci ont chiffré l’impact direct de la crise à 31 millions d’euros. Les résultats cumulés de la plupart d’entre elles sont restés jusqu’ici largement positifs, a indiqué jeudi le ministre bruxellois des Pouvoirs locaux, Bernard Clerfayt (DéFI).

Le ministre était une nouvelle fois entendu, comme ses collègues Rudi Vervoort, Alain Maron et Barbara Trachte, par les membres de la commission spéciale covid 19 du parlement bruxellois, à l’issue des nombreuses auditions de multiples acteurs intervenus dans la gestion de la pandémie en Région bruxelloise.

Selon lui, les comptes 2020 des communes ne sont pas encore clôturés et ne seront disponibles, au mieux, que fin juin pour fixer l’impact de la crise sur les finances communales de manière définitive.

Hébergement: «seuil historique»

Le gouvernement n’a pas prévu de compensation spécifique pour les dépenses directes liées à la crise covid. Cependant, l’an dernier, la Région a compensé la perte de recettes fiscales liées à la suspension de la taxe sur les hébergements touristiques en versant aux communes l’entièreté du montant du «seuil historique» déterminé au moment de l’instauration de cette taxe, soit près de 27 millions d’euros qui ont été versés aux 15 communes concernées à titre de subside, a ajouté Clerfayt.

En ce qui concerne la santé financière des communes, la majorité d’entre elles présentaient des résultats en négatif à l’exercice propre. Toutefois, les résultats cumulés restaient largement positifs pour la plupart d’entre elles.

«Si l’on tient compte des résultats cumulés et des réserves ordinaires, la situation financière des communes leur permet donc de digérer l’impact de la crise», a souligné le ministre.

Berchem, Schaerbeek et Evere préoccupent

Trois communes déjà sous plan d’assainissement avant la crise présentent toutefois une situation préoccupante à cet égard: Berchem-Sainte-Agathe, Evere et Schaerbeek qui ont bénéficié d’un assouplissement des règles de tutelle pour 2020.

Elles bénéficient d’un accompagnement spécifique au même titre que les autres communes sous plan.

La Dotation Générale de la Région aux communes, versée totalement et anticipativement en 2020 en raison des besoins financiers importants des communes sera versée cette année totalement au plus tard le 31 mai, a annoncé par ailleurs le ministre Clerfayt.

8 arrêtés de pouvoirs spéciaux

Par ailleurs, on a appris par le ministre-Président Rudi Vervoort (PS) que les textes adoptés dans le cadre des pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement bruxellois durant la deuxième vague de la pandémie ont été limités à huit, essentiellement des arrêtés pour lesquels un processus d’avis classique aurait été incompatible avec l’urgence des mesures à adopter.

Vervoort a précisé que cinq de ces textes représentaient une prolongation ou une prise identique de mesures par rapport à celles adoptées dans le cadre de la première vague.

«Ces seconds pouvoirs spéciaux étaient donc nécessaires pour un certain nombre de mesures mais leur usage a été limité», a-t-il précisé, ajoutant qu’au vu de situation sanitaire actuelle, il n’était pas envisagé de demander au parlement une troisième fois les pouvoirs spéciaux.

«Par prudence»

Ces pouvoirs spéciaux arrivés à échéance le 24 janvier ont été demandés alors que la Région faisait face à la seconde vague de l’épidémie de covid-19.

Aux dires de Rudi Vervoort, ils ont été avant tout sollicités «par prudence et sécurité afin de garantir une bonne gestion publique et de pouvoir prendre dans un délai adéquat les mesures urgentes qui s’avéreraient nécessaires dans le cadre la gestion de crise».

Mais il a été tenu compte du fait que le parlement avait pu s’adapter, depuis la première vague, et était en mesure de se réunir. L’octroi des seconds pouvoirs spéciaux a ainsi été balisé de manière plus stricte que ce qui avait été initialement prévu dans le cadre de la première vague, a-t-il rappelé.



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