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Erwin Provoost s’est pris au jeu du virtuel

Erwin Provoost s’est pris au jeu du virtuel

Erwin Provoost a retrouvé quelques amis sur le parcours. ÉdA – 501192312803

Pourtant sceptique sur le concept, il a signé les deux meilleurs chronos du Val de Biesme. Son esprit de compétition a pris le dessus.

Erwin Provoost est le grand vainqueur du Val de Biesme virtuel qui s’est déroulé durant tout le mois de janvier. Il a établi, le 18 janvier le meilleur chrono de tous les 183 participants: (10 km en 40.02). Le Fontainois fut même le plus proche à battre son propre record quelques jours plus tard (40.07)! «C’était une première pour moi de participer à une course virtuelle, évoque-t-il. Je connaissais le concept mais je dois dire que je n’étais pas fort motivé à l’idée de courir seul en mode compétition. C’est un peu contradictoire avec l’esprit habituel de la course à pied où l’échauffement se fait en groupe, avec nos amis, parfois en compagnie des futurs concurrents. Puis vient la course où l’on peut se mesurer aux adversaires et se retrouver après tous ensemble après pour débriefer nos performances. Ici, dans cette formule virtuelle, a priori, rien de tout ça! Mais, après l’annulation de la saison de cross, il me fallait de nouveaux objectifs et, après discussion avec mon coach Ruddy Walem, on a quelque peu adapté le programme pour intégrer le Val de Biesme.»

Le circuit, il le connaissait pour s’y être entraîné dans sa jeunesse. Au total, le Fontainois l’aura fait à trois reprises. «En effet j’étais venu en repérage le 16 janvier. La première place n’était pas un but en soi, même si ça me fait plaisir. Ceci dit, je regardais régulièrement le classement… On reste compétiteur avant tout! Le dimanche 24 janvier, je visais un 38' voire 38'30 mais le parcours était inadéquat pour réaliser un chrono. Les sections sur routes étaient verglacées. J’ai violemment chuté après 2 km, ça m’a surpris et perturbé durant quelques minutes. J’ai compris que pour le chrono, c’était compromis.» Sceptique au début, Erwin s’est donc pris au jeu du virtuel. «C’est pratique dans le sens où on peut le faire quand on veut durant la période ouverte, autant de fois que l’on veut. Si le tracé est bien fléché, et c’était le cas ici, c’est sympa. Ça permet aussi de changer de décor. Car six entraînements par semaine autour de chez soi ou en bulle de 3 coéquipiers depuis des mois, ça devient long. On voit donc d’autres paysages. Mais on ne remplacera pas l’ambiance d’une course classique.»

Objectif piste

Il aurait pu prendre à la Portelette (qui se déroulera entre le 13 et 28 février) mais une blessure à la cuisse occasionnée ce dimanche devrait l’en empêcher. Du coup, il va se focaliser sur la saison d’été sur piste. «Cela reste un objectif prioritaire pour moi et mon coach. Je dois mettre de côté mes préférences pour le 800 m et 1 500 m au profit du 3 000 m et 5 000 m, dont la préparation est moins traumatisante musculairement. Ce sera donc notre mission 2021, si tout redevient «normal», sinon, on restera sur des événements virtuels…»