COURSE À PIED

Geoffray Gillet, le plus hutois des Liégeois

Geoffray Gillet, le plus hutois des Liégeois

Geoffray Gillet n’a pas levé le pied. Doc

Émigré en plein centre de la Cité ardente, l’athlète de 33 ans reste attaché à ses racines hutoises pour retrouver son meilleur niveau.

Il y a quelques semaines, nous vous avions parlé de Thomas Van Hee et de Stephen Radelet. Bien entendu, nous ne pouvions pas passer à côté du dernier membre du trio entraîné par Freddy Loncar: Geoffray Gillet. Le plus âgé des trois et celui qui a toujours les meilleures références à l’heure d’écrire ces lignes.

Et pourtant, rien ne prédestinait ce Hutois d’origine à une grande carrière dans le monde du jogging régional. « Concrètement, je n’ai vraiment commencé la course à pied qu’en 2010, alors que j’avais 23 ans, se souvient-il. Avant ça, j’avais déjà couru pendant trois ans puis j’avais commencé le football à Vyle-Tharoul avec des amis. Je me suis ensuite blessé et mon papa a décidé, à ce moment-là, de participer à des joggings. Plutôt que de l’attendre, je l’ai suivi en reprenant sur le 14km d’Hermalle-sous-Huy. Je m’en souviens encore, j’avais terminé dans les 25 derniers. »

Petit à petit, celui qui a habité une bonne partie de sa vie à Flémalle prend goût à la discipline et augmente l’intensité de ses entraînements. Et depuis 2012, il profite des conseils avisés de Freddy Loncar. Il a donc 25 ans quand ses performances explosent. «J’ai quelques regrets, évidemment. J’aurais dû commencer un sport, peu importe lequel, plus tôt. D’ailleurs, je dois bien avouer que je préfère le football à la course à pied. Mais je n’aime pas trop la mentalité du football. Romain Coupé me dit toujours que je cours plus pour la compétition que pour le plaisir. Je n’ai jamais été quelqu’un qui enfilait ses baskets pour aller courir deux heures juste pour le plaisir. Et c’est encore moins le cas depuis que j’habite dans le centre de Liège. »

Cela ne l’a pas empêché de performer et d’enchaîner les victoires, que ce soit sur les routes ou dans les labourés des cross hivernaux, qu’il apprécie particulièrement. Même si ces derniers mois furent plus compliqués, notamment à cause d’une inactivité au niveau professionnel. «Je continue de m’entraîner comme d’habitude, mais je ne fais pas grand-chose de mes journées. À cause du manque de compétition, je retrouve les plaisirs de la nourriture et je suis six kilos au-dessus de mon poids de forme, avoue Geoffray Gillet. Il y a deux mois, j’étais sûr que les courses allaient reprendre en ce début d’année. Maintenant, j’en suis moins convaincu. Par contre, je suis certain que beaucoup vont exploser leurs chronos car ils auront eu le temps de bien s’entraîner sans la fatigue des courses. J’espère qu’on sera libérés pour le printemps ou l’été. Ce qui me motive, ce sont les interclubs qui auront lieu au mois de mai. Il va falloir s’y remettre très sérieusement et je compte bien profiter de ce boost des interclubs pour revenir à mon meilleur niveau sur 5 000 mètres et m’offrir un record sur 10 000 mètres.»

Car, même s’il se fait discret, Geoffray Gillet fait bel et bien partie des cadors régionaux. Et il entend bien le prouver encore quelques années.