FRANCE

Agression de Yuriy: un possible règlement de comptes entre bandes rivales

Agression de Yuriy: un possible règlement de comptes entre bandes rivales

L’agression de Yuriy pourrait être liée à un règlement de comptes entre bandes rivales. D.R.

D’après plusieurs médias français, l’agression de Yuriy, le collégien hospitalisé dans un état grave après avoir été passé à tabac à Paris par plusieurs jeunes, pourrait être liée à un règlement de comptes entre bandes rivales.

L’agression, dont les images ont été diffusées dès vendredi soir, a suscité l’émotion et l’indignation sur les réseaux sociaux. À l’image d’Omar Sy ou d’Antoine Griezmann, qui ont apporté leur soutien à l’adolescent, la France est sous le choc.

Quelques jours plus tard, alors que le jeune Yuriy « va un tout petit peu mieux », comme l’assure sa maman, l’enquête se poursuit… et semble privilégier la piste du règlement de comptes.

Parmi les éléments qui semblent étayer cette thèse, l’adolescent de 15 ans «avait un tournevis dans sa poche» au moment des faits. C’est en tout cas ce qu’a indiqué hier mardi une source proche du dossier confirmant une information de BFMTV.

D’après «Le Figaro», le garçon était également connu des services de police pour des faits de violence. Il posséderait même un casier judiciaire.

Tentative d’homicide volontaire en réunion

Dernier élément important: «Le Figaro» précise qu’un «groupe basé à Beaugrenelle aurait précédemment agressé des membres de celui de Vanves». «Ce premier affrontement aurait motivé l’expédition punitive de la bande rivale, responsable du lynchage de Yuriy.»

L’enquête ouverte pour «tentative d’homicide volontaire en réunion» doit examiner, entre autres, la piste d’une agression par une bande de jeunes de cités de l’ouest parisien et tenter d’établir l’origine de la rixe et le lien entre les différents protagonistes, selon la même source.

Interrogé à l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a appelé à la «responsabilité des parents qui aujourd’hui laissent peut-être des enfants de 13, de 14 et de 15 ans se taper à coups de barre de fer, à coups de tournevis».

«La République ne peut pas toujours faire le travail que doivent faire les parents», a-t-il insisté, soulignant que «70% de ceux qui composent les bandes sont des mineurs».