KOEKELBERG

Soulagement à Koekelberg: la STIB suspend in extremis l’abattage de 26 arbres

Soulagement à Koekelberg: la STIB suspend in extremis l’abattage de 26 arbres

Le chantier de l’arrêt Besme doit en sécuriser l’accès, malaisé vu sa proximité avec une avenue très fréquentée autour du parc Élisabeth, qui entoure la basilique de Koekelberg. Google Street View

26 arbres doivent être abattus au parc Élisabeth. Motif: le réaménagement de l’arrêt Besme de la STIB, avenue du Panthéon à Koekelberg. Mais le chantier est suspendu.

Les travaux d’abattage de 26 arbres du parc Élisabeth liés au réaménagement de l’arrêt Besme de la STIB, situé avenue du Panthéon à Koekelberg, sont suspendus, a annoncé mardi soir le bourgmestre de la commune bruxelloise Ahmed Laaouej (PS).

L’abattage de ces arbres envisagé dans le cadre de travaux d’agrandissement et de sécurisation de cet arrêt fort fréquenté de la ligne de tram 19 a suscité une mobilisation citoyenne et la signature d’une pétition par plus de 900 personnes, à la date de ce 27 janvier.

Limiter les abattages

Il ressort d’un contact que le bourgmestre de Koekelberg Ahmed Laaouej a eu mardi en début de soirée avec la ministre régionale de la Mobilité Elke Van den Brandt que les travaux d’abattage des arbres liés au réaménagement de cet arrêt sont suspendus.

Selon le bourgmestre, il est demandé à la STIB d’examiner la possibilité de limiter le nombre d’arbres qui doivent être abattus. Une réunion de coordination pour la suite du chantier sera rapidement organisée entre la commune de Koekelberg, la STIB et la ministre de la Mobilité.

Pour Ahmed Laaouej, cette décision «va dans le sens d’un meilleur équilibre à trouver entre, d’une part, la sécurisation et l’accessibilité PMR de l’arrêt Besme et, d’autre part, la préservation du cadre naturel».

«Une immense joie»

«Nous sommes absolument désemparés», affirme le texte de la pétition lancée par des riverains pour contrer l’abattage des arbres. «26 arbres probablement centenaires et en parfaite santé vont disparaître sans autre préavis. Nous sommes d’avis qu’il devrait être possible de réaliser ce chantier sans l’abattage. Ou du moins en ne coupant pas autant d’arbres».

Selon le texte de la pétition, le permis d’urbanisme de 2018 ne spécifie pas clairement que 26 arbres remarquables «seraient des victimes collatérales».

Ce 27 janvier, les riverains ont donc accueilli «avec une immense joie» la suspension de l’abattage. Ceux-ci se félicitent de l’issue actuelle de dossier alors que toutes les portes qui avaient été poussées répondaient qu’il était «trop tard» et qu’il n’y avait «plus rien à faire».

Désormais, les riverains assurent qu’ils «resteront très attentifs à la suite de ce dossier».