TOURNAISIS

Les poids lourds bientôt davantage contrôlés sur certains axes du Tournaisis

Les poids lourds bientôt davantage contrôlés sur certains axes du Tournaisis

La vitesse des poids lourds, mais aussi le tonnage et les problèmes de pollution devraient être davantage contrôlés par des agents formés à cette mission très prochainement… ÉdA

C’est dans le cadre de questions posées par des conseillers que l’on aura appris lors du conseil de police de la zone du Tournaisis de ce mardi soir, que des contrôles plus sévères viseront prochainement les camions sur certains axes.

Il a surtout été question d’achat de véhicules, ce mardi soir, lors du conseil de police de la zone du Tournaisis présidé par le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois.

Les bodycams dont il est actuellement beaucoup question dans les différents conseils communaux ont également été évoquées. Il s’agissait surtout, pour le président de la zone, de rappeler que le principe de l’acquisition a été acté par le collège de police mais qu’il appartient aux différents conseils communaux de se prononcer, non pas sur l’achat proprement dit, mais sur la possibilité – ou non – de pouvoir utiliser ces «caméras de corps». Sachant que le personnel sera spécialement formé à cet effet et que l’utilisation devra s’opérer dans un cadre strictement défini. Quoi qu’il en soit, comme le soulignait le divisionnaire Philippe Hooreman, «On commencera par en doter un nombre restreint d’agents et une évaluation sera faite avant d’en équiper davantage…» Pour l’achat proprement dit, un appel d’offres sera lancé prochainement.

On retiendra encore de ce conseil la problématique, soulevée par le conseiller Emmanuel Vandecaveye, de l’insécurité liée à la vitesse excessive des véhicules (notamment des poids lourds) dans la traversée de Marquain. «Pas facile de faire changer des limitations sur des routes qui ne sont pas communales», précisera le bourgmestre.

Toutefois, le divisionnaire a annoncé qu’une campagne de contrôles visant spécifiquement les poids lourds (vitesse, tonnage, poussière…) pour lesquels des agents sont et seront spécifiquement formés serait prochainement lancée. Cela, non seulement sur la N7 évoquée plus haut mais aussi sur d’autres axes importants comme celui qui relie Vaulx à Chercq, par exemple.

Toute la lumière sera faite, mais…

Une autre question, soulevée par la conseillère Beatriz Dei Cas, concernait l’intervention musclée de la police de Tournai dans un appartement où s’étaient réunis deux couples et deux adolescents. La conseillère aurait notamment voulu savoir où en est l’enquête et ce qui avait justifié l’intervention des forces de police.

À la première question, le divisionnaire a répondu qu’il ne ferait aucun commentaire dans la mesure où une information est ouverte au sujet de cette affaire et que, de surcroît, le comité P (la police des polices) a également ouvert une enquête. Quant à la raison du déplacement des pandores sur les lieux, Philippe Hooreman a confirmé ce que l’on savait déjà, à savoir qu'il faisait suite à un appel lié à un problème de tapage nocturne.

Ce quoi, le bourgmestre-président rajouta que la police se déplace nécessairement face à ce type de demande. d’intervention qu’il ne faut, selon lui, pas assimiler à de la délation.

«Quand quelqu’un téléphone pour un tapage nocturne, il est normal que la police se déplace pour constater les faits, chacun a aussi droit à la quiétude. Si elle ne le faisait pas, on se demanderait alors ce que fait la police?»

Quoi qu’il en soit, le premier magistrat tournaisien et le divisionnaire ont promis d’éclairer les conseillers sur les suites qui seront données à cette affaire dans la mesure de ce que la Justice les autorisera à divulguer, bien entendu…