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Voyages non essentiels interdits jusqu’au 1er mars: «Miser sur les vacances d’été»

Voyages non essentiels interdits jusqu’au 1er mars: «Miser sur les vacances d’été»

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Les voyages non essentiels à l’étranger seront donc interdits jusqu’au 1er mars, ainsi en a décidé le Comité de concertation réuni vendredi après-midi à Bruxelles.

Une décision qui ne surprend pas le secteur, assure-t-on à l’Association belge des tour-opérateurs (ABTO). «On ne comptait plus sur les vacances de carnaval de toute façon, il n’y avait pratiquement plus de réservations reçues pour la période», explique Pierre Fivet porte-parole de l’ABTO. Il insiste également sur la compréhension de la décision du gouvernement, car «comme tout le monde, nous voulons vaincre ce virus le plus rapidement possible».

Le secteur du voyage appelle par contre les Belges à réserver dès maintenant leurs vacances d’été. «Personne n’est jamais tombé malade en réservant un voyage. Nous espérons certainement un été meilleur et la campagne de vaccination y contribuera, espérons-le. Le monde du voyage est certainement prêt pour un bel été, même si cela ne se fera qu’en Europe. Il est également clair que les gens ont soif de vacances», dit-on à l’ABTO.

Vendredi, le gouvernement fédéral a décidé d’un soutien de 30 millions d’euros au secteur. «Nous sommes ravis de cette décision. Les agences de voyage sont à court de revenus mais du personnel est nécessaire pour informer les clients, mettre à jour les sites web et enregistrer les réservations pour l’été. Toute assistance est donc la bienvenue et nécessaire», a encore déclaré M. Fivet.

 

«On a beaucoup de questions»

Cette décision ne surprend pas totalement l’Union professionnelle des agences de voyages (UPAV) mais qui suscite de nombreuses questions, affirme sa secrétaire-générale, Anne-Sophie Snyers.

«Au vu de la situation de la pandémie en Europe, on n’est pas totalement surpris», assure Mme Snyers. «Néanmoins, nous avons de nombreuses questions, des questions auxquelles les clients voudront une réponse. Que va-t-on faire pour les voyages réservés en Suisse, par exemple, pays où tout est prêt pour accueillir le touriste belge? Qui va payer les frais d’annulation? Par ailleurs, que se passera-t-il pour ceux qui partaient sans être passé par une agence de voyages? «

À l’UPAV, on souhaiterait aussi disposer d’une définition de ce que recouvre un voyage non essentiel. On craint, en outre, que cette interdiction soit prolongée au-delà du 1er mars.

Autre inquiétude pour le secteur: ce qui prévaudra comme réglementation en la matière dans les autres pays européens ou limitrophes. «Dommage qu’il n’y ait pas de décision valant pour toute l’Europe», précise Anne-Sophie Snyers.

Cette décision du Comité de concertation n’impactera sans doute plus fondamentalement le nombre de réservations. «Les annulations s’accumulent depuis deux ou trois semaines. On n’en est déjà plus qu’à 10% de ce qu’on a d’habitude comme réservations». Celles qui devront s’opérer encore ne feront qu’alourdir encore la charge de travail des agences.