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Comité de concertation: interdiction des voyages non essentiels jusqu’au 1er mars

Comité de concertation: interdiction des voyages non essentiels jusqu’au 1er  mars

BELGA

Le comité de concertation a entamé l’examen de nouvelles mesures destinées à limiter la propagation du coronavirus. Il est désormais acté que les voyages non essentiels à l’étranger seront interdits jusqu’au 1er mars.

Les voyages non essentiels à l’étranger seront interdits jusqu’au 1er mars. Ainsi en a décidé le Comité de concertation réuni vendredi après-midi à Bruxelles. L’information diffusée par plusieurs médias, a été confirmée à l’agence Belga.

L’interdiction débutera le 27 janvier.

Les voyages à des fins professionnelles et humanitaires ou pour des raisons familiales bénéficieront d’une exception.

Le Premier ministre Alexander De Croo, mais aussi le ministre-président flamand, Jan Jambon, et le ministre fédéral de l’Économie et du Travail, avaient préconisé l’interdiction des voyages non essentiels à l’approche des congés de carnaval, du 15 au 19 février.

L’intention des autorités est de réduire la propagation du coronavirus et de ses nouveaux variants - notamment britannique.

Le comité de concertation réunissant les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées a entamé vendredi après-midi l’examen de nouvelles mesures en ce sens - comme l’interdiction temporaire des voyages non essentiels à l’étranger.

 

«On a beaucoup de questions»

Une décision qui ne surprend pas totalement l’Union professionnelle des agences de voyages (UPAV) mais qui suscite de nombreuses questions, affirme sa secrétaire-générale, Anne-Sophie Snyers.

«Au vu de la situation de la pandémie en Europe, on n’est pas totalement surpris», assure Mme Snyers. «Néanmoins, nous avons de nombreuses questions, des questions auxquelles les clients voudront une réponse. Que va-t-on faire pour les voyages réservés en Suisse, par exemple, pays où tout est prêt pour accueillir le touriste belge? Qui va payer les frais d’annulation? Par ailleurs, que se passera-t-il pour ceux qui partaient sans être passé par une agence de voyages? «

À l’UPAV, on souhaiterait aussi disposer d’une définition de ce que recouvre un voyage non essentiel. On craint, en outre, que cette interdiction soit prolongée au-delà du 1er mars.

Autre inquiétude pour le secteur: ce qui prévaudra comme réglementation en la matière dans les autres pays européens ou limitrophes. «Dommage qu’il n’y ait pas de décision valant pour toute l’Europe», précise Anne-Sophie Snyers.

Cette décision du Comité de concertation n’impactera sans doute plus fondamentalement le nombre de réservations. «Les annulations s’accumulent depuis deux ou trois semaines. On n’en est déjà plus qu’à 10% de ce qu’on a d’habitude comme réservations». Celles qui devront s’opérer encore ne feront qu’alourdir encore la charge de travail des agences.