CORONAVIRUS

Coronavirus | Les jeunes sont «un groupe à risque»: «Donnez leur la priorité dès que des assouplissements seront possibles»

Coronavirus | Les jeunes sont «un groupe à risque»: «Donnez leur la priorité dès que des assouplissements seront possibles»

«L’extrême prudence ne peut pas entraîner le sacrifice de la jeunesse» à qui il faut offrir des perspectives, estime le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet. Photo News

Covid-19: la commissaire aux droits des enfants en Flandre appelle, dans une lettre ouverte, le comité de concertation à considérer les jeunes comme un groupe à risque.

Après avoir été stigmatisés et tenus en partie responsables du début de la deuxième vague de coronavirus, les jeunes trouvent aujourd’hui des voix pour les défendre. La commissaire aux droits des enfants en Flandre, Caroline Vrijens, appelle ainsi, dans une lettre ouverte, le comité de concertation à considérer les jeunes comme un groupe à risque.

«Donnez leur la priorité dès que des assouplissements seront possibles. Les jeunes sont un groupe à risque, certainement du point de vue de la santé mentale. Ils sont forts mais ont des besoins propres qui sont aujourd’hui mis fortement sous pression», écrit-elle notamment.

Sur le terrain, tout le monde voit à quel point c’est urgent

Durant cette crise, on insiste trop sur les règles et le retard scolaire à rattraper. Or, «les jeunes ont besoin de reconnaissance. Il est totalement injuste de les pointer du doigt pour ce qu’ils ne font pas bien sans tenir compte des efforts qu’ils fournissent. Ils sont traités comme des adultes alors qu’ils ont d’autres besoins. Ils doivent tout comprendre et suivre sans contester malgré leurs propres besoins et leur cerveau en plein développement», souligne encore Caroline Vrijens en plaidant pour que des solutions créatives soient trouvées.

«Sur le terrain, tout le monde voit à quel point c’est urgent», ajoute-t-elle.

L’extrême prudence ne peut pas entraîner le sacrifice de la jeunesse

Sera-t-elle entendue? Vendredi matin, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet a en tout cas assuré qu’il mettrait sur la table des discussions la reprise du sport pour les plus de 12 ans - interdit depuis la fin du mois d’octobre - et la réouverture des auditoires pour les étudiants du supérieur. «L’extrême prudence ne peut pas entraîner le sacrifice de la jeunesse» à qui il faut offrir des perspectives, a-t-il assuré sur LN24.

Côté francophone toujours, un groupe d’universitaires des différentes institutions de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de lancer une pétition plaidant pour que soit discutée la réouverture des auditoires dès la rentrée de février, accompagnée «d’un protocole scientifique complet de gestion du risque et d’étude des résultats».

«Il y a un véritable besoin de prise en charge de la santé mentale de la population. Dans nos universités et hautes-écoles, il est impératif de nous préoccuper de nos étudiants et de leur offrir une perspective de sortie de l’enfermement dans lequel ils et elles sont réduits», insistent-ils notamment.

Vendredi matin, cette pétition en ligne avait recueilli plus de 1.160 signatures.