ESPAGNE

François di Pasquali, fugitif le plus recherché de France, arrêté près de Barcelone

François di Pasquali, fugitif le plus recherché de France, arrêté près de Barcelone

La fuite de François di Pasquali «était un secret de famille» bien protégé par ses proches «très discrets, très prudents». Fotolia (Illustration)

François di Pasquali, en cavale depuis quatre ans après sa condamnation pour le viol d’une octogénaire à Saint-Étienne en 2009, a été arrêté mercredi soir dans la banlieue de Barcelone, a appris ce jeudi auprès de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF).

Ce Franco-italien de 48 ans avait été désigné par la police française en octobre comme son fugitif le plus recherché dans le cadre de la traditionnelle campagne «Most Wanted» d’Europol, parmi 18 autres noms de criminels.

François di Pasquali, dont l’ADN a été retrouvé chez la victime, n’avait pu être identifié qu’en avril 2012 lors d’un prélèvement effectué après son arrestation pour des violences contre sa compagne de l’époque, qu’il avait tenté d’écraser avec son véhicule.

Incarcéré puis remis en liberté avant son procès, il ne s’était pas présenté devant la cour d’assises de la Loire en 2016 qui l’avait condamné par défaut à 10 ans de réclusion criminelle.

La fuite de cet ancien restaurateur «était un secret de famille» bien protégé par ses proches «très discrets, très prudents», a expliqué le commissaire Jacques Croly Labourdette, chef de la BNRF.

Un indice chez un proche

Les surveillances ont néanmoins permis de déterminer que le fugitif s’était mis en couple avec une femme d’origine espagnole. Les enquêteurs ont alors cherché à dresser «un tableau plus précis de son entourage» en Espagne et «la campagne Most Wanted d’Europol s’inscrivait dans cette stratégie», souligne le commissaire.

Après avoir recueilli suffisamment d’informations, une grande opération de perquisitions simultanées chez ses proches a été lancée mercredi matin dans la région de Saint-Étienne.

Chez l’un d’eux, les policiers ont découvert un indice leur permettant de localiser François di Pasquali dans la banlieue de Barcelone, à Castelldefels.

Alertée, la police espagnole a pu l’interpeller dans la soirée en possession d’un faux passeport italien mais «il a reconnu sa véritable identité sans difficulté», a précisé M. Croly Labourdette.

L’homme doit désormais être présenté à la justice espagnole en vue de sa remise à la France en vertu du mandat d’arrêt européen. A son retour, il devra être rejugé pour les faits de viol.