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Trump n’a pas adressé la parole à Biden, mais lui a laissé une lettre

Trump n’a pas adressé la parole à Biden, mais lui a laissé une lettre

Donald Trump est parti tête basse. Reporters / DPA

Joe Biden et Donald Trump ne s’étaient toujours pas entretenus quelques heures avant la passation de pouvoir aux États-Unis, selon une déclaration faite par une porte-parole du futur président à la chaîne ABC. Le président sortant a néanmoins laissé une lettre pour son successeur avant de quitter la Maison Blanche, a indiqué à l’AFP Judd Deere, porte-parole de l’exécutif, quelques minutes après son départ.

La responsable de la communication, Kate Bedingfield, a été interrogée afin de savoir si Biden avait été en contact direct avec Trump de quelque manière que ce soit. «Non, il ne l’a pas été», a-t-elle répondu. La fille du président élu, Ashley Biden, a déclaré mardi à ABC que l’actuelle Première dame Melania Trump n’avait pas non plus contacté sa mère, comme le veut la tradition.

Donald Trump, qui a refusé d’accepter sa défaite pendant plus de deux mois, n’a jamais félicité Joe Biden pour sa victoire.

Le courrier laissé dans le Bureau ovale pour son successeur est une tradition américaine. «Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste», avait écrit Barack Obama il y a quatre ans. «Cela fait de nous des gardiens des institutions et des traditions démocratiques telles que l’État de droit, la séparation des pouvoirs, la protection des droits civiques pour lesquelles nos ancêtres se sont battus», avait-il ajouté.

 

La classe de Bush père

Parmi toutes ces lettres de président à président, celle laissée, le 20 janvier 1993, par le républicain George H.W. Bush à son successeur démocrate Bill Clinton, a marqué les esprits, par sa dignité, sa classe.

Evoquant son «sentiment d’émerveillement et de respect» au moment où il était entré dans le prestigieux Bureau ovale quatre ans plus tôt, il ajoutait «Il y aura des moments très durs (...) Mais ne laissez pas les critiques vous décourager ou vous faire changer de trajectoire». «Vous serez NOTRE président quand vous lirez ces lignes», y ajoutait le 41e président des Etats-Unis. «Je vous soutiens totalement. Bonne chance», ajoutait-il à l’attention de son ex-adversaire qui venait de le priver d’un second mandat.