BRAINE-L’ALLEUD

Braine-l’Alleud: Elle avait tenté de la tuer en l’étranglant

Braine-l’Alleud: Elle avait tenté de la tuer en l’étranglant

(Photo d’illustration) – Le ministère public a demandé que soit retenue la tentative de meurtre à l’encontre de l’étrangleuse. -

Une jeune Brainoise a voulu étrangler une autre fille lors d’une dispute mais une de ses amies est intervenue pour éviter le drame.

Le 11 septembre 2019, une bagarre entre filles a failli très mal tourner, dans un appartement de Braine-l’Alleud. Une demoiselle était hébergée par l’occupante des lieux, cette situation lui évitant de se retrouver à la rue. Mais lors d’une visite, une amie de son hôtesse a émis quelques remarques pas très agréables, et le ton est monté. Finalement, elles en sont carrément venues aux mains.

D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, la jeune fille hébergée sur place aurait crié qu’elle allait tuer celle qu’elle accusait de vouloir semer la zizanie en répandant des mensonges sur son compte. Elle lui a sauté à la gorge, a empoigné son cou à deux mains et a serré de toutes ses forces. Pas vraiment pour rire: il a fallu l’intervention de la troisième pour lui faire lâcher prise et la victime commençait à perdre connaissance. Encore en état de choc lorsqu’elle a déposé plainte au commissariat, elle portait une minerve suite aux faits et souffrait de douleurs au cou.

Devant le tribunal correctionnel, il y a un mois, le ministère public a demandé que soit retenue la tentative de meurtre à l’encontre de l’étrangleuse. C’est en effet l’intervention d’une tierce personne qui a permis d’éviter le drame. La prévenue, en criant qu’elle allait tuer sa rivale, n’avait d’ailleurs pas fait mystère de ses intentions…

Toutefois, compte tenu du contexte particulier et de l’absence d’antécédents de la jeune fille, la substitut avait suggéré une peine de probation autonome. Pas de peine de prison, donc.

Du côté de la défense, on a plaidé que l’intention homicide n’était pas certaine, espérant obtenir une requalification des faits en coups et blessures volontaires. La prévenue traversait à l’époque une très mauvaise passe mais elle s’est à présent reprise en main, a entamé des stages professionnels et s’entend à nouveau très bien avec les autres protagonistes du dossier. «Elle veut remonter la pente», a résumé son avocate.

Le tribunal, dans le jugement rendu mardi, estime pour sa part qu’il y a bien eu tentative de meurtre. Il constate cependant qu’une peine de probation autonome ne permettrait d’assurer un suivi de la prévenue que durant deux ans. La présidente opte dès lors pour une suspension probatoire du prononcé pendant cinq ans. Pour bénéficier de cette mesure de faveur, la Brainoise devra notamment suivre une formation pour apprendre à maîtriser son agressivité.