CORONAVIRUS

La gestion des frontières et le certificat de vaccination sur la table du prochain sommet européen

 La gestion des frontières et le certificat de vaccination sur la table du prochain sommet européen

La Commission européenne se dit favorable à un «certificat de vaccination» européen. AFP

A trois jours d’un nouveau sommet européen, la Belgique prône sur une gestion coordonnée des frontières.

Face aux nouveaux variants du Covid, «nous aurions beaucoup à gagner à harmoniser le plus possible nos règles d’accès au territoire en termes de dépistage (‘testing’) et d’obligation de quarantaine», a plaidé lundi la ministre belge des Affaires européennes Sophie Wilmès à l’issue d’une réunion informelle des ministres européens.

«Les vacances de Carnaval arrivant, la question de la politique d’accès aux stations de ski (hôtels, locations, remontées mécaniques, etc.) nous concerne tous», a-t-elle ajouté, à trois jours d’un nouveau sommet des chefs d’État et de gouvernement par visioconférence une nouvelle fois consacré à la coordination européenne en réponse à la pandémie.

Un certificat européen de vaccination

A ce débat est venu se greffer la semaine dernière celui du certificat européen de vaccination, dont la Commission estime qu’il pourrait côtoyer une attestation de test PCR négatif.

«Il ne faut toutefois pas en arriver à une situation où les personnes qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas être vaccinées seraient limitées dans leurs droits et libertés», a souligné le vice-président de la Commission Maros Sefcovic. Il a évoqué des travaux en cours pour rendre «interopérables» les certificats de vaccination au sein de l’UE.

Dans la même ligne, Mme Wilmès a salué les travaux techniques menés tout en rappelant elle aussi que ce certificat ne pourrait porter atteinte aux libertés individuelles ou à la mobilité transfrontalière. «Ce document ne peut pas mener à des discriminations entre citoyens européens alors que l’accès au vaccin n’est pas généralisé».

Et si, comme d’autres, la ministre belge a appelé la Commission «à accélérer autant que possible l’achat groupé de vaccins en faisant preuve de la plus grande transparence», l’exécutif européen a de son côté rappelé à l’ordre les pays à la traîne dans leur vaccination.

«Les États membres ont des taux de vaccination différents, il faut combler ces écarts entre la fourniture des vaccins et la vaccination», a martelé M. Sefcovic.

Pour maintenir la pression, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) collecte désormais deux fois par semaine auprès des États membres le nombre de vaccins qui y ont été livrés par les sociétés pharmaceutiques et le nombre de vaccinations effectuées.

«Des objectifs chiffrés de vaccination par État membre pourraient aussi être utiles», a relevé le commissaire slovaque.

La Commission se réunit ce mardi en collège pour étudier comment augmenter la production des vaccins en investissant dans de nouvelles installations, en dédiant des chaînes de production aux vaccins ou en levant des obstacles à la fourniture. Elle examine aussi comment augmenter les capacités de séquençage pour pister les nouveaux variants et mieux partager les informations. Le déploiement de tests antigéniques rapides et la reconnaissance mutuelle des tests est également à l’agenda.