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L’opposant Navalny interpellé à Moscou: les appels à sa libération se multiplient

L’opposant Navalny interpellé à Moscou: les appels à sa libération se multiplient

- AFP

Le principal opposant russe Alexeï Navalny a été interpellé par la police à son arrivée à l’aéroport Cheremetievo de Moscou, où il s’apprêtait à passer le contrôle des passeports, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.

Les services pénitentiaires russes (FSIN) ont confirmé dans un communiqué avoir arrêté M. Navalny, à qui ils reprochent d’avoir violé les conditions d’une peine de prison avec sursis dont il a écopé en 2014, alors qu’il se trouvait ces cinq derniers mois en convalescence en Allemagne suite à un empoisonnement présumé.

Dans la foulée, le président du Conseil européen, Charles Michel, a qualifié d'"inacceptable" l'interpellation de l'opposant russe Alexei Navalny à son arrivée à Moscou.

"J'appelle les autorités russes à sa libération immédiate", a-t-il écrit dimanche soir sur Twitter, rejoint sur le sujet par le président du parlement européen, David Sassoli.

 

"Notre message est fort au sujet de l'arrestation d'Alexei Navalny. Ses droits doivent être respectés. Il doit être libéré", a tweeté dimanche soir la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès.

Alexeï Navalny, principal opposant russe, arrêté dimanche à Moscou "doit être libéré immédiatement" a exhorté Jake Sullivan, futur conseiller à la sécurité nationale du président élu américain Joe Biden.

Plus tôt dans la journée, le FSIN a précisé que M. Navalny, 44 ans, «figure sur une liste des personnes recherchées depuis le 29 décembre 2020 pour de multiples violations de sa période probatoire». «Il restera en détention jusqu’à la décision du tribunal» sur son cas, ajoute-t-il, sans préciser à quelle date elle pourrait avoir lieu.

«Alexeï a été arrêté sans que la raison soit expliquée (...) Ils ne m’ont pas laissé revenir vers lui» après avoir passé la frontière, a indiqué à l’AFP l’avocate de l’opposant Olga Mikhaïlova.

Les services pénitentiaires russes avaient menacé dès jeudi d’arrêter Alexeï Navalny s’il remettait le pied en Russie. Ils lui reprochent de ne pas s’être présenté auprès d’eux deux fois par mois, comme l’exigent les conditions d’une peine de cinq ans de prison avec sursis à laquelle il a été condamné en 2014.

Ils avaient estimé que «le fait de subir des procédures de rééducation n’est pas une raison pour ne pas se présenter à l’enregistrement» à l’inspection pénitentiaire.

Plusieurs proches alliés de M. Navalny ont également été arrêtés dimanche à Moscou.

Charismatique militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin, M. Navalny estime qu’il a été en victime en août d’un empoisonnement par les services de sécurité russes (FSB) sur ordre du président Vladimir Poutine.

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