CYCLISME

Lionel Taminiaux et son nouveau monde

Lionel Taminiaux et son nouveau monde

Lionel Taminiaux à la découverte d’un nouvel environnement. ÉdA – 501160190210

En rejoignant Alpecin Fenix, le Jodoignois découvre un nouvel environnement hyper professionnel. Il nous livre ses premières impressions.

Actuellement en stage à Benicàssim, en Espagne, dans la province de Castellón, Lionel Taminiaux peaufine sa préparation pour 2021 avec ses nouveaux équipiers d’Alpecin Fenix. «Nous y sommes depuis lundi et y resterons jusqu’au 21. On est un peu plus haut que Valence, ici, il fait relativement beau, avec 12-13° en journée et nous profitons même de rayons du soleil en journée. C’est donc le top pour s’entraîner et la majorité des formations l’ont compris car 80% des équipes professionnelles sont en Espagne.»

Pour le Jodoignois, ces conditions sont mentalement très positives. «C’est en effet autre chose que de rouler à la maison avec le gel et la neige actuelle.»

Il s’agit déjà du second stage à l’étranger pour Lionel et sa formation. «Nous avons déjà eu droit à dix jours en décembre. Cette fois, c’est la dernière ligne droite, tout le monde s’entraîne en pensant au début de saison même si la question que l’on se pose est… quand est-ce que cela va débuter réellement… Bessèges? Valence? Vu le contexte sanitaire, on s’interroge.»

Un stage, c’est toujours l’occasion de faire le point avec sa condition, en retrouvant d’autres coureurs et donc, en pouvant comparer sa forme par rapport au reste du noyau. «Personnellement, je ne suis jamais vraiment en super forme lors des stages hivernaux. C’était déjà comme cela par le passé aussi. Cet hiver, je n’ai pas trop coupé pour revenir vite en condition. Le niveau de l’équipe Alpecin Fenix est très élevé. Je souffre donc un peu lors des séances avec mes équipiers mais cela me fait du bien, cela me tire forcément vers le haut. Il me faudra quelques courses et du rythme pour arriver en forme.»

Lionel Taminiaux a, par ailleurs, composé avec une intervention sous anesthésie totale pour enlever ses dents de sagesse. «Cinq jours d’arrêt en décembre effectivement, cela joue probablement aussi sur mon état actuel.»

Reste à déterminer à présent le programme. «Le staff a un plan très concret avec tout le monde, sur le long terme. On aura donc un plan avec des certitudes de sélection à 90 – 95%. c’est important pour moi d’avoir des objectifs précis. On fait des tests sur le terrain pour avoir l’idée bien précise de ce que chacun va pouvoir faire et que chaque élément connaisse son rôle et le travail qu’il aura à faire lors des courses.»

 

«Le changement que j’attendais»

En signant pour trois ans avec la formation Alpecin Fenix, Lionel Taminiaux aspirait au franchissement d’un cap à tous les niveaux. Et il n’est pas déçu. « C’est ce à quoi je m’attendais en signant ici. Le suivi des entraînements, tout ce qui est technologie, encadrement, matériel,… On est sacrément un cran au dessus. Tout commence bien entendu avec une différence de budget avec mon ancienne équipe. Mais ici, on a un environnement très professionnel, au top. Lors du stage, nous avons notre performance coach qui décide de tout avec deux autres entraîneurs à ses côtés. Il donne ses consignes et tout le monde suit. Il nous assiste, il nous indique les directives en ce qui concerne la nutrition, et ce compris ce que l’on mange sur le vélo. Ce sont de petits détails qui font toute la différence.»

Au niveau matériel également, le Jodoignois souhaitait évoluer. «J’ai reçu très tôt mon nouveau vélo. J’ai donc testé le nouveau matériel. Pour moi, c’était vraiment important ce volet lors du changement d’équipe. Avoir du bon matériel pour rivaliser avec les grandes équipes. Cela fera énormément pour les résultats à venir. Tout est au top.»

Et pour entretenir cet excellent matériel, Lionel Taminiaux a déjà pu apprécier le travail des mécaniciens. «Ils font un boulot de fou. Canyon devient une des plus grandes marques existantes sur le marché. Ils sont à l’écoute de l’équipe, il existe beaucoup d’échanges et de feed-back. L’apport de Mathieu van der Poel est également une bonne chose pour les évolutions. On a donc du matériel innovant et de pointe.»

 

Il le dit

«Quand on bosse, c’est strict et sérieux»

Qui dit nouvelle équipe, dit nouvel environnement. «Toute l’équipe est en stage mais on a adapté les groupes avec la crise sanitaire. Je m’entraîne en groupe de six coureurs, toujours les mêmes. Lors du premier stage, j’étais dans le groupe avec les coureurs de classiques. Ici, je suis dans celui des sprinters. On roule un peu moins mais on fait de très gros efforts, ce qui est un peu inhabituel pour moi en cette période. Nous restons en bulles, ce qui est différent des stages des autres années. C’est un peu plus compliqué de connaître les autres coureurs mais bon, les coureurs avec qui je serai amené à rouler le plus souvent sont dans ma bulle. Beaucoup de coéquipiers parlent néerlandais ou anglais donc les contacts et les échanges sont faciles pour moi. Tout le monde se comprend, c’est très familier. On ressent une extrême motivation de tous les coureurs. Quand on bosse, c’est strict et sérieux mais une fois l’entraînement terminé, on rigole et l’ambiance est décontractée.»