BRUXELLES

VIDÉO | Grève dans le non marchand bruxellois pour une revalorisation de 100 millions par an

De multiples arrêts de travail et actions de sensibilisation perturbent depuis vendredi matin le secteur du non marchand en région bruxelloise pour appeler à une revalorisation de leurs métiers financée à la hauteur de celles prévues en Flandre et en Wallonie.

Des négociations s’ouvriront le 21 janvier avec le gouvernement bruxellois. Un nouvelle mobilisation sera organisée en marge de cette réunion.

Les travailleurs ont publié sur les réseaux sociaux des photos de leurs mobilisations au sein de leurs différentes institutions. Des visuels de la vague emportant les travailleurs du non marchand, qui accompagnent les actions syndicales depuis novembre, avaient été mis à la disposition des grévistes.

Une cinquantaine de travailleurs ont participé à une action en front commun syndical à 10h00 devant la Centrale de Services à Domicile (CSD) à Saint-Gilles et à une seconde à 12h45 devant la maison de repos Paul Delvaux à Watermael-Boistfort.

Les trois syndicats demandent une revalorisation de 100 millions par an dès 2021. Vinciane Convens, coordinatrice de la CNE pour le non marchand à Bruxelles, explique que cela vise à financer une augmentation salariale de 6% pour l’ensemble des travailleurs du non marchand et pas uniquement pour ceux des maisons de repos. «Nous demandons aussi, pour que ces métiers soient tenables, une réduction du temps de travail avec six jours de congé supplémentaires et des aménagements de fin de carrière sans toucher au pouvoir d’achat des gens.»

Le refinancement prévu tourne autour des 7,5 millions en 2021, 15 millions en 2022, 22 millions en 2023 et 30 millions en 2024, soit un total d’environ 75 millions sur quatre ans. En comparaison, le fédéral a donné 1,2 milliard pour les hôpitaux, la Flandre une enveloppe globale de 1,1 milliard et la revalorisation est de l’ordre de 100 millions en 2021 et 260 millions en 2024 à terme en Wallonie. «Bruxelles a reçu pour la relance 395 millions de l’Europe et il faudrait maintenant que les élus bruxellois montrent l’intérêt qu’ils disent avoir pour le social-santé», ajoute Yves Dupuis, secrétaire permanent SETCa pour le non marchand à Bruxelles-Hal-Vilvorde. «On ne sait pas rendre attractif le social-santé. Demain, dans le social-santé, plus personne ne va vouloir travailler. Tout le monde va vouloir aller dans le marchand. C’est peut-être cela l’avenir, mais qui va nous soigner?»