WAIMES – MALMEDY

Perdu de nuit dans les Fagnes, un couple de Bruxellois est sauvé

Perdu de nuit dans les Fagnes, un couple de Bruxellois est sauvé

Le couple de Bruxellois s’est égaré mercredi… Il fut retrouvé, 4 h après l’appel au 101. M.S.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la police de Stavelot-Malmedy a secouru un couple perdu dans les Fagnes.

Les Fagnes attirent du monde, c’est un euphémisme. Paysages grandioses, plaines couvertes de neige, espaces naturels… Les atouts des Fagnes ne sont plus à démontrer. Mais les Hautes Fagnes demeurent aussi le plus grand espace naturel de Belgique… Facile de s’y perdre!

C’est l’expérience vécue dans la nuit de mercredi à jeudi par un couple de Bruxellois. Sauvé in extremis par la police de la zone Stavelot-Malmedy, le duo a contacté le 101 sur le coup de 17 h 30, comme nous l’apprend la télévision locale Vedia.

Égaré entre le pont Marie-Anne Libert et Sourbrodt, le couple s’imaginait une balade de 6 h entre les tourbes et les caillebotis enneigés. «Le jeune homme avait une carte sur lui, il pensait recouper vers le Signal de Botrange […] On a dû se garer près de l’Eau Noire à Sourbrodt, impossible d’aller plus loin en véhicule car il y avait encore 30 cm de neige. Heureusement que nous connaissons bien l’endroit, la jeune dame était frigorifiée et désorientée. Encore quelques heures et je pense qu’il y aurait pu avoir un drame. Et la zone qu’ils ont couverte est particulièrement dangereuse», témoigne à Vedia l’inspecteur Manu Servais, qui intervenait avec son collègue David Huyghe.

C’est vers 21 h, à quatre kilomètres du lieu qu’ils pensaient avoir rejoint, qu’ils ont été retrouvés par des policiers qui se sont appuyés sur leurs aptitudes sportives, leur connaissance des lieux mais aussi la géolocalisation via le 101.

Récupérés par un véhicule du DNF, ils ont pu regagner la ville d’Eupen où ils séjournent (l’hôtelier les croyait parti), pour le plus grand soulagement de la police de Stavelot-Malmedy qui s’est remémoré l’histoire de la Croix des Fiancés, baptisée en hommage à un jeune couple (François Reiff et Marie Solheid) qui périt dans une tempête de neige le 22 janvier 1871.