BREXIT

VIDÉO | Les sandwiches au jambon de touristes britanniques saisis par les services de douane

La scène peut faire sourire, mais elle se répète depuis le début de l’année aux Pays-Bas: débarqués par ferry depuis les côtes de la Grande-Bretagne, des touristes anglais se voient dépouillés par les services douaniers de leur… sandwich! Mais pas tous les sandwiches…

«Surréaliste», vous avez dit? Et pourtant... Depuis deux semaines et l’entrée en vigueur du fameux Brexit, de nouvelles règles concernant l’importation de certains produits depuis la Grande-Bretagne vers l’Union européenne sont entrées en application.

Depuis sa sortie actée le 1er janvier 2021, la Grande-Bretagne est désormais considérée par les États membres de l’Union comme un pays tiers, au même titre que n’importe quel autre État ne faisant pas partie de l’UE.

Cela signifie parmi un tas d’autres conséquences que les règles en matière d’importation et d’exportation de marchandises sont désormais fixées - pour de nombreux produits - par des accords bilatéraux entre Londres et chaque État membre.

«Bienvenue au Brexit!»

Certains semblent donc avoir décidé en ce début d’année d’appliquer scrupuleusement cette nouvelle réalité.

Aux Pays-Bas, l’importation de viande est par exemple désormais interdite. De quoi offrir quelques scènes plutôt cocasses, pour ne pas dire surréalistes, lorsque les douaniers néerlandais saisissent tout ce qui peut avoir un lien avec la viande, y compris le jambon des sandwiches de quelques Britanniques ayant franchi la Manche à bord d’un ferry!

De quoi provoquer une certaine irritation chez ces derniers, irritation balayée d’un revers de la main par les douaniers: «Bienvenue au Brexit! »

Pas que les sandwiches au jambon

Plusieurs ressortissants britanniques ont également été interdits d’entrée sur le territoire néerlandais depuis le 1er janvier.

En effet, le gouvernement batave a ordonné que, en raison de la pandémie de coronavirus, les ressortissants de pays non-membres de l’Union européenne - de pays tiers, donc - pouvaient se voir refuser l’accès s’ils ne présentaient pas une raison «de nécessité absolue» de voyager.

«C’est la réalité: tout le monde ne semble pas avoir réalisé ce que signifie exactement le Brexit», s’est justifié Mike Hofman, porte-parole de la police militaire néerlandaise, à l’agence Reuters.