COURSE À PIED

Yves Simonet veut repartir du bon pied

Yves Simonet veut repartir du bon pied

Malgré la douleur, Yves n’a pas l’intention de ranger ses baskets. Léva

Victime d’une inflammation à un talon en septembre 2018, le Hutois court depuis lors après sa meilleure forme. Il espère la (re)trouver en 2021.

Deux ans et demi de galères. C’est un peu le résumé de la vie sportive du Hutois Yves Simonet (38 ans) depuis qu’il a marché sur un caillou pointu lors du triathlon de Gérardmer, en France. On était alors en septembre 2018. «Un mois plus tard, je prenais part à l’Ironman de Barcelone. On a essayé de me remettre sur pied pour celui-ci, mais la douleur s’est réveillée quelques semaines après.» Verdict: aponévrosite plantaire, soit une inflammation d’un talon. «La douleur est toujours présente, souffle Yves, qui évite toujours de se balader à pieds nus, de peur de raviver cette souffrance avec laquelle il doit apprendre à vivre. «Mais cela va tout de même mieux depuis un an. Je suis suivi par un ostéopathe, qui me fait des ondes de choc toutes les six semaines. Je vois l’évolution, contrairement à tous les autres traitements que j’ai pu avoir, et qui n’ont servi à rien. Mes nouvelles semelles orthopédiques me font aussi du bien.»

Plus ou moins remis sur pied – c’est le cas de le dire – à l’aube de l’année 2020, Yves Simonet espérait se refaire une santé sur différentes compétitions, que ça soit sur des joggings ou des triathlons, son autre passion (NDLR: voir ci-dessous). Cela avait bien commencé puisqu’il avait terminé 2e de la 1re manche du Challenge condrusien, disputée à Neupré. «J’étais déjà satisfait d’être à ce niveau car ça fait deux ans que je ne peux pas exploiter tout mon potentiel.»

Las, le coronavirus est ensuite passé par là. « Or, il me faudrait plus de courses pour retrouver du rythme, rajoute celui qui a remporté par le passé le Challenge condrusien à deux reprises. S’entraîner, c’est bien beau, mais rien de tel que la compétition pour situer son niveau.» Chose qu’il n’a plus su faire depuis le 27 septembre dernier et l’AP Modave Run. Un déchirement pour celui qui avale les kilomètres depuis ses 18 ans. «J’essaye de courir cinq fois par semaine, pour environ entre 80 et 100 km. Je fais aussi du vélo à côté. Pendant le confinement, il n’était pas rare que je fasse des semaines à 600 kilomètres. Je nage aussi trois fois par semaine, du moins quand la piscine est ouverte », sourit, jaune, celui qui s’est mis au triathlon il y a quinze ans de cela.

Sevré de compétitions depuis trop longtemps, Yves Simonet n’attend désormais plus qu’une chose: retrouver les amis du triathlon et de la course à pied et se mesurer aux plus forts d’entre eux. Car il est comme ça, Yves, quand il se rend sur une course, c’est toujours pour être le mieux classé. Ce n’est pas à 38 ans qu’on le changera…