SENEFFE

Près de 50 emplois sur 210 menacés chez AGC Glass Europe à Seneffe

Près de 50 emplois sur 210 menacés chez AGC Glass Europe à Seneffe

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Un plan de restructuration chez AGC Glass Europe menace une cinquantaine de personnes sur le site de Seneffe.

AGC Glass Europe projette de mettre en oeuvre un plan de restructuration sur son site de Seneffe (Hainaut), où 47 personnes sur 210 travailleurs pourraient perdre leur emploi, a annoncé l’entreprise ce mercredi dans un communiqué.

AGC Glass Europe a l’intention de réduire ses capacités de production et ses frais fixes au sein de son activité Transport & Industrial Vehicles (TIV). Grâce au plan de restructuration, l’entreprise espère pouvoir retrouver une profitabilité et «pérenniser l’activité» sur le site hennuyer, dont la section concernée est spécialisée dans la fabrication de verre à destination du marché ferroviaire.

Cette section souffre cependant depuis de nombreuses années de performances industrielles insuffisantes, générant des pertes financières structurelles pour l’activité TIV d’AGC, constate la direction.

Si, en 2019, l’augmentation des volumes de production avait permis de générer un premier résultat financier positif, l’année dernière a par contre marqué «un tournant brutal et majeur» pour la section en question, réduisant la demande du marché sur le moyen terme, déplore-t-elle.

En raison de la crise du coronavirus, les opérateurs ferroviaires réduisent en effet drastiquement le nombre de véhicules en service et leur maintenance, pour faire baisser leurs coûts de fonctionnement. Les donneurs d’ordres d’investissements dans le renouvellement de flottes de véhicules ferroviaires ont, quant à eux, reporté, voire annulé, certaines acquisitions pour conserver des liquidités nécessaires à d’autres activités, explique encore le groupe international, filiale du Japonais Asahi Glas dont le siège se trouve à Louvain-la-Neuve.

Indépendamment du Covid-19, les principaux opérateurs ferroviaires européens ont en outre tendance à réduire leurs commandes de vitrages en remplacement en raison de restrictions de dépenses, constate encore AGC Glass Europe. Et d’autres grands opérateurs ferroviaires européens ont également subi des pertes de revenus, ce qui les oblige à mettre en place des programmes de réduction des coûts de façon pérenne, poursuit l’entreprise.

Afin de résister à une telle contraction des marchés TIV, le groupe spécialisé dans le verre estime qu’il est «vital» de réduire ses capacités de production à Seneffe et ses frais fixes afin d’y limiter ses pertes. Il table sur un marché de la rénovation de trains qui devrait à nouveau augmenter en 2022 et 2023, jusqu’à une reprise espérée en 2024.

Un plan social, ainsi que les mesures d’accompagnement s’y rapportant, seront examinés avec les différents partenaires concernés, conclut l’entreprise.