BELGIQUE

Mesures contre le coronavirus prolongées: la ministre de l’Intérieur reconnaît que la communication aurait pu être meilleure

Mesures contre le coronavirus prolongées: la ministre de l’Intérieur reconnaît que la communication aurait pu être meilleure

Dans un premier temps, le cabinet Verlinden avait justifié l’absence de communication autour du prolongement des mesures par le souci d’éviter de jeter de la «confusion» au sein de la population. BELGA

La ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, a reconnu mercredi sur les ondes de la VRT radio que la communication sur la prolongation jusqu’au 1er mars prochain des mesures corona aurait pu être meilleure.

Le comité de concertation de vendredi dernier n’a pas clairement communiqué sur la prolongation des mesures corona jusqu’au 1er mars, ce qui a suscité des critiques lorsque cette information est parue au Moniteur mardi soir.

Ces mesures étaient entrées en vigueur le 2 novembre dernier et devaient initialement être d’application jusqu’à ce vendredi 15 janvier. La prochaine réunion du comité de concertation entre gouvernements fédéral et des entités fédérées est prévue le 22 janvier prochain, et il n’est pas impossible que des adaptations soient décidées à ce moment si la situation le permet, a précisé le gouvernement.

Dans un premier temps, le cabinet Verlinden avait justifié l’absence de communication autour du prolongement des mesures par le souci d’éviter de jeter de la «confusion» au sein de la population.

Mercredi matin, Mme Verlinden reconnaissait toutefois une erreur de communication. «Je comprends ces réactions», a-t-elle dit dans l’émission De Ochtend (Eén, VRT). La communication «est importante pour le soutien et la motivation des gens», a convenu la ministre CD&V.

«Je comprends aussi pleinement la frustration et la fatigue de la population. Je ne suis pas une psychologue de la motivation. On aurait aussi pu prolonger de deux semaines, puis encore et encore. Mais certains ont préféré partir d’un scénario du pire avec une prolongation de six semaines, pour laquelle on dit que des ajustements sont possibles», selon la ministre. Elle qualifie de «réaliste» la prolongation de six semaines, au motif qu’il importe de faire la clarté pour le congé de Carnaval.