Sciensano analyse les dernières tendances de l’épidémie pour la Belgique: «Une deuxième vague plus mortelle en Wallonie»

L’Institut scientifique de Santé publique Sciensano a analysé les dernières tendances de l’épidémie pour la Belgique.

La situation est fragile et des flambées restent possibles c’est avec ces mots que Steven Van Gucht a commencé la conférence de presse.

Car on le sait le nombre de contaminations a augmenté ces derniers jours même si le nombre d’admissions et de décès sont toujours à la baisse.

«Nous constatons une augmentation des taux d’infection pour le quatrième jour consécutif.»

Yves Van Laethem explique 3 raisons à cette hausse.

Il l’attribue au nombre plus important des tests réalisés. «25 000 précédemment contre 40 000 tests par jour aujourd’hui».

On teste également énormément des gens de retour de voyage de zone rouge. Et enfin dans la semaine de référence, il y avait eu un jour férié où l’on teste moins. «Donc on compare une semaine normale avec une semaine qui contient un jour férié et ceci fausse partiellement les données.»

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Pour rappel, le nombre moyen d’infections repasse désormais au-dessus de la barre de 2.000 par jour, avec 2.020,4 cas quotidiens recensés en moyenne quotidiennement entre le 2 janvier et le 8 janvier, en hausse de 27% par rapport à la semaine précédente.

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Toutefois, il faut relativiser en notant que ces contaminations sont inférieures à celles des semaines précédentes. L’augmentation est observée dans toutes les tranches d’âge mais elle est plus prononcée chez les enfants de 10 ans, les jeunes adultes et chez les plus de 90 ans. Ceci est constaté dans toutes les provinces.

Flambée à Bruxelles

Un petit 2% pour la province du Luxembourg. Le Brabant Wallon a lui connu une hausse de 51%, le Brabant Flamand une hausse de 41%.

Par contre Bruxelles a connu une hausse de 94%. Ce sont plus particulièrement les communes de Bruxelles-ville, Etterbeek et Ixelles qui sont les plus impactées.

«La population y est plus internationale, elles voyagent sans doute plus que les habitants des autres provinces» explique le virologue. «Ce qui se reflète aussi pour les provinces du Brabant wallon et du Brabant flamand.»

Sciensano analyse les dernières tendances de l’épidémie pour la Belgique: «Une deuxième vague plus mortelle en Wallonie»
Les contaminations dans les provinces -

Une deuxième vague plus mortelle en Wallonie

Si les chiffres de décès continuent de diminuer sur le plan global. Yves Van Laethem a annoncé que la seconde vague avait été plus mortelle en Wallonie. «Globalement nous avons eu 52% de décès en Wallonie lors de la deuxième vague contre 48% lors de la première.»

 

 

Ce qui n’est pas le cas pour la Flandre qui a connu une baisse de décès lors de la seconde vague. «Nous avons d’ailleurs connu le triste cap des 20.000 décès ce week-end. L’année 2020 sera marquée par la mortalité la plus importante que la Belgique ait connu depuis la période de la grippe espagnole et de la fin de la Première Guerre mondiale, soit 1918.»