USA

Donald Trump n’en démord (toujours) pas: «Nous ne concéderons jamais» la défaite

Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi qu’il ne concéderait «jamais» la défaite, à deux semaines de la prise de fonction du démocrate Joe Biden.

«Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais», a-t-il lancé lors d’un rassemblement devant ses partisans, sous un ciel chargé de lourds nuages, la Maison Blanche en toile de fond.

 

 

«Nous avons remporté cette élection, et nous l’avons remporté largement», a-t-il martelé, contre toute évidence et en dépit de l’absence de preuves accréditant l’hypothèse de fraudes électorales.

Trump appelle Pence à ne pas entériner au Congrès la victoire de Biden

Donald Trump a en outre appelé mercredi son vice-président Mike Pence à ne pas entériner la victoire de Joe Biden lors d’une session extraordinaire au Congrès, et a qualifié les élus républicains de «faibles» et «pathétiques».

«Si Mike Pence fait la bonne chose, nous gagnons l’élection», a lancé le président sortant devant une foule de partisans réunis à Washington. «S’il ne le fait pas, ce sera une triste journée pour notre pays», a-t-il ajouté, laissant entendre qu’il doutait de l’attitude de son numéro deux.

 

Pence ne suit pas son président

 

Mais le vice-président américain Mike Pence a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à la certification mercredi de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, s’abritant derrière les «contraintes» de la Constitution.

Il a présenté ses arguments dans un courrier publié juste avant l’ouverture d’une séance extraordinaire du Congrès destinée à enregistrer officiellement les résultats de la présidentielle du 3 novembre.

 

Des élus républicains contestent la victoire de Biden

Peu après que le Congrès s’est réuni, mercredi, en session conjointe à Washinghton pour examiner et approuver le résultat de l’élection présidentielle américaine, une objection a surgi. Le républicain Paul Gosar, suivi d’un autre sénateur, s’est en effet opposé à la soumission du collège électoral de l’Arizona.

Cet incident ralentira la certification des résultats.

Les deux chambres du Congrès vont maintenant débattre sur le dossier pendant deux heures maximum.

Chaque membre du Congrès dispose de cinq minutes de temps de parole, qu’il peut aussi décider de transférer à un autre collègue.