BRUXELLES

Mini-Europe restera sur le plateau du Heysel: «un parc transformé et modernisé, parfaitement intégré à Neo»

Mini-Europe restera sur le plateau du Heysel: «un parc transformé et modernisé, parfaitement intégré à Neo»

Mini-Europe va rester sur le plateau du Heysel. Mistervlad – stock.adobe.com

Un accord est trouvé pour maintenir Mini-Europe sur le plateau du Heysel. Le deal est signé entre Brussels Expo, le promoteur du projet Neo et l’exploitant du parc. L’idée est de monter au Heysel une «offre de loisir unique». La saga durait depuis 2012.

Oubliés Waterloo, Dinant, Braine-l’Alleud, Middelkerke, Courtrai, Louvain-La-Neuve, Liège, Uccle, Aywaille ou… le Monténégro: Mini-Europe restera bel et bien à Bruxelles. On apprend en effet ce mercredi 6 janvier 2021 qu’un accord a été trouvé entre Mini-Europe, le promoteur Europea (Unibail-Rodamco-Westfield) du projet immobilier Neo et Brussels Expo (ASBL de la Ville de Bruxelles chargée de l’exploitation des palais) pour maintenir le parc de maquettes sur le plateau du Heysel. C’est la fin d’une saga qui s’est ouverte en 2012 avec les premières ébauches du projet Neo.

Spirouland

Selon le communiqué répercuté ce 6 janvier, l’accord est intervenu «la semaine dernière». Cet accord prévoit de «prolonger l’exploitation de Mini-Europe jusqu’à son intégration au sein du projet Neo-Europea». Les signataires insistent: «Cette intégration est confirmée». Dans le même temps, «la convention entre Brussels Expo et Mini-Europe a été prolongée, permettant ainsi à Mini-Europe de poursuivre et développer son exploitation».

 

L’intégration de Mini-Europe au Heysel vient y constituer une offre de loisir unique par sa taille et son ambition

 

Les signataires du deal se félicitent de l’intégration de l’historique parc miniature au projet Neo. «Elle vient constituer une offre de loisir unique par sa taille et son ambition». Mini-Europe voisinera en effet un complexe de cinéma Kinepolis rénové (21 écrans et 4000 places), le parc d’attractions indoor Spirouland (opéré par la Compagnie des Alpes qui gère aussi Parc Astérix, Futuroscope ou Musée Grévin) et la Cité des Enfants, «futur lieu de découverte ludo-pédagogique». Le communiqué rappelle que le plateau se composera «d’un tiers de loisirs, un tiers de logements et un tiers de commerces».

Un nouveau pavillon

«Le partenariat avec Europea n’assure pas seulement la pérennité de Mini-Europe: il incarne son ambition de moderniser toute l’infrastructure et principalement un nouveau pavillon réalisé par l’architecte Jean Paul Viguier et cofinancé par Europea ainsi que de nouvelles zones de parc à développer», déclarent le duo Thierry Meeùs et Vinciane Meeùs, qui président à la destinée du parc depuis 1999. Aussi, Mini-Europe «rouvrira ses portes dès le 29 mars», pour autant que les mesures covid le permettent. En 2019, avant la pandémie, le parc qui emploie 80 personnes pour 30 ETP avait attiré quelque 400.000 visiteurs. Meeùs a d’ailleurs toujours attiré l’attention sur l’excellente santé du site.

 

Nous sommes heureux de poursuivre cette collaboration constructive. Le résultat sera un Mini-Europe transformé et modernisé, parfaitement intégré à Neo

 

Du côté des promoteurs, on n’a pas toujours eu un discours aussi apaisé que celui qui saupoudre l’annonce du maintien de Mini-Europe. «Nous sommes heureux d’arriver à cet accord définitif et de poursuivre cette collaboration constructive avec Thierry Meeùs et son équipe», assure Michel Dessolain, Directeur Général Europe du groupe Unibail-Rodamco-Westfield et administrateur d’Europea. «Le résultat sera un parc Mini-Europe transformé et modernisé, parfaitement intégré à Neo».

Rayonnement

Cette intégration était une pierre d’achoppement. On sait que le côté suranné des miniatures a d’abord été considéré avec une certaine condescendance par ceux qui souhaitent relifter le plateau du Heysel dans les grandes largeurs. Pour rester, Mini-Europe devait se moderniser. La Ville a elle-même tendu la main plusieurs fois à Thierry Meeùs, répétant que «l’intégration de Mini-Europe à Neo était possible», mais certaines conditions, comme démolir les constructions ou rendre les maquettes visibles depuis le périmètre, semblaient difficilement tenables pour l’exploitant. Financièrement du moins.

Alors que les toboggans d’Océade se sont envolés en Roumanie, tout ça semble de l’histoire ancienne. «Nous sommes fiers de proposer aux visiteurs une offre inégalée en Europe, contribuant à en faire une destination de premier plan, participant au dynamisme économique et au rayonnement international de Bruxelles», se félicite encore le Directeur Europe d’Unibail-Rodamco-Westfield. La hache de guerre semble donc enterrée dans la même terre que les fondations XS du Colisée, de Big Ben et de l’Hôtel de Ville de Bruxelles.