MOUSCRON

PHOTOS | Odeur de gaz à Mouscron: 500 réfugiés évacués dans la nuit

L’alerte a été donnée à 4 heures au Refuge. «Le plan d’intervention psychosociale a été déclenché», dit Brigitte Aubert descendue sur place dans la nuit.

«Il était aux alentours de 4 h 30 lorsque j’ai entendu du bruit dehors, un bruit de fond continu. En regardant par la fenêtre, j’ai vu tout ce monde dans la rue, c’était impressionnant», confie une riveraine.

Sur place, rue du Couvent, la police de Mouscron (appuyée par Val de l’Escaut), les pompiers (avec une autopompe, une citerne et un véhicule de commandement), les ambulanciers (ambulance et SMUR) et Ores sont déployés.

«Aucune détection de fuite»

C’est une odeur de gaz qui a suscité des craintes dans l’aile principale du centre Fedasil, celle en façade.

Le lieutenant Vanzeveren au commandement de l’intervention:

«Notre mission était de garantir l’évacuation du bâtiment principal et de faire la reconnaissance afin de confirmer ou non la fuite de gaz suspectée.

Une fois qu’Ores arrive, c’est elle qui assure la suite de l’intervention au niveau de la détection, nous informant finalement qu’il n’y a aucune détection de fuite, l’étanchéité de l’installation a été contrôlée.

C’est désormais au(x) service(s) technique(s) du site de faire les vérifications d’usage».

500 personnes évacuées à l’école Saint-Exupéry

Peu avant 6 heures, une marée humaine protégée par des couvertures de survie a commencé à revenir au centre Fedasil.

PHOTOS | Odeur de gaz à Mouscron: 500 réfugiés évacués dans la nuit
Une marée humaine impressionnante pour les quelques riverains sortis de leur sommeil dans la nuit. ÉdA & Com.

La bourgmestre est descendue sur place

C’est à 4h28 que la bourgmestre a été réveillée «par BE-Alert à Mons», plateforme elle-même informée par le 112, apprenant qu’il y avait une évacuation en cours suite à une odeur de gaz suspecte.

«J’ai déclenché le plan PIPS»

PHOTOS | Odeur de gaz à Mouscron: 500 réfugiés évacués dans la nuit
Brigitte Aubert a fait le point et remercié la police hurlue avant de quitter les lieux. EdA
«La doctoresse qui intervenait a demandé qu’on ouvre un local pour mettre ces gens évacués de l’aile 1 à l’abri car il y avait beaucoup de petites enfants. Chacun a reçu une couverture de survie», dit Brigitte Aubert.

Regroupés dans le réfectoire et la salle de sport de l’école proche

«On les a évacués à pied, dans le lieu le plus proche possible, ayant la capacité de les accueillir: à l’école Saint-Exupéry où le directeur, M. Callens, était présent.

Ils ont pu tous s’asseoir au chaud, dans le calme, dans le réfectoire et la salle de sport. Chacun a reçu un masque.

J’ai déclenché le plan d’intervention psychosociale (PIPS), au cas où il fallait prévoir à boire ou à manger. On allait le mettre en place mais comme il était finalement possible de regagner le bâtiment plus rapidement que prévu, cela ne s’est pas avéré nécessaire. Un peu de café a quand même été préparé.

Tout est bien qui finit bien grâce à notre équipe de police qu’il a fallu mobiliser, les pompiers et le SAMU. Tout s’est déroulé en douceur, nous avons fait face à des personnes polies et respectueuses.»

Au départ des réfugiés, l’équipe de nettoyage habituelle du complexe Saint-Exupéry en l’avenue de la Bourgogne était déjà présente. De quoi préparer les locaux avant d’accueillir les enfants scolarisés, ce mardi matin.