COURSE À PIED

Et dire que Vanhees n’aimait pas courir…

Et dire que Vanhees n’aimait pas courir…

Jean Vanhees en action. Masson

Le Faimois de 34 ans a commencé le jogging sur le tard. Quelques années après, avec 20 kilos de moins, Jean adore les marathons.

 

Avant de lire

Malgré le fait qu’ils soient les seuls ou presque à pouvoir continuer à s’entraîner, les joggeurs sont privés de compétition depuis le mois de mars. Nous avons donc décidé de partir à la rencontre de ces forçats de la route, histoire d’en savoir un peu plus sur eux et les méthodes d’entraînement.

 

Troisième épisode de notre série où l’on s’intéresse aux meilleurs joggeurs de notre arrondissement. Après Arnaud Renard et le club de Waremme, Stephen Radelet et le Huy Athletic Club, place cette fois au FCHA Hannut Athlétisme. Un club que le Faimois Jean Vanhees a découvert sur le tard. «Jusqu’à mes 27 ans, je jouais au football. J’ai notamment évolué à Waremme et à Oreye chez les jeunes. Avant de terminer avec des copains en amateurs. Je me suis lassé du foot et je me suis mis à la course à pied, résume ce professeur de mathématiques à l’athénée royal de Waremme, loin d’être prédestiné à ce type d’effort. Ce n’était pas mon truc de courir. Je n’avais jamais couru dix kilomètres. Je me rappelle d’ailleurs avoir couru le dix kilomètres du Huy Night Run avec ma femme et cela me paraissait interminable, se marre aujourd’hui Jean, passé à cinq sorties hebdomadaires depuis lors. À force de m’entraîner, principalement avec Cédric Raemackers et Gert Theunis, j’ai perdu vingt kilos.»

Affûté comme à ses 18 ans, Jean Vanhees a trouvé dans les marathons une motivation supplémentaire (voir ci-dessous). «C’est fort la mode des trails en ce moment, mais c’est moins mon truc, j’aime davantage la route. Et quelle plus belle épreuve sur route qu’un marathon?»

Privé du marathon de Milan en 2020, Jean a dû trouver dans ses entraînements une forme de motivation. «Mi-mars, je devais faire le semi-marathon de Hapert, aux Pays-Bas, en guise de préparation au marathon de Milan, programmé en avril. Puis du jour au lendemain, tout s’est arrêté, rembobine le joggeur de 34 ans. Sur le moment même, c’est décevant. Car se faire mal à l’entraînement, c’est plus difficile sans perspective derrière… Mais Gert Theunis, notre entraîneur au FCHA, se débrouille pour qu’on reste en alerte. On a par exemple fait une course d’orientation la semaine passée. J’ai aussi eu l’occasion de faire en groupe les 4 Cimes de Herve, ou encore le challenge Wekom du Mur de Huy et de la côte des Ânes.»

L’incertitude ambiante dans laquelle nous sommes toujours plongés rend cette nouvelle année bien compliquée à organiser en termes de compétitions. «J’ai de toute façon décidé de me préparer comme si je disputais bel et bien le marathon de Milan prévu le 11 avril. Cette préparation ne sera pas perdue le moment venu.» Qu’on espère tous le plus tôt possible…

 

«Un marathon en 2h40»

À ce jour, Jean Vanhees a couru deux marathons. C’était à Rotterdam les deux fois. «En mars 2018, ce fut une superbe première expérience, confie aujourd’hui le Faimois. J’avais réalisé un temps de 2h46, soit 3’56/km. L’année suivante, ce fut un peu moins bien puisque j’avais fait 2h49.»

Désireux de sans cesse s’améliorer, Jean s’entraîne assidûment chaque semaine pour améliorer son chrono sur le marathon de Milan. Du moins s’il a lieu… «J’aimerais bien me rapprocher des 2h40», rajoute celui qui affectionne tout particulièrement le Challenge hesbignon, où il a terminé deux années de suite à la 2e place du classement général. «En 2018, Stephen Radelet était intouchable. Je n’avais donc pas de regret à avoir, il était tout simplement un cran au-dessus de moi. L’année suivante, ce fut une belle bagarre jusqu’au bout avec Jonathan Croquet. Franchement, je n’ai pas à être déçu quand je vois d’où je viens. J’étais moitié de peloton quand j’ai commencé la course à pied. Là, je joue les premiers rôles», dit avec une certaine fierté Jean Vanhees, bien décidé à se consacrer à nouveau au Hesbignon en cette nouvelle année.

Du moins si le coronavirus l’y autorise…

 

 

 

«Gert Theunis est un exemple pour moi»

Votre course préférée?

Le jogging de Hannut, un événement organisé par mon club, où il y a toujours une belle ambiance après la course.

Votre plus belle victoire?

Mon succès à Fallais, en 2019, où j’ai remporté ma 1re victoire sur le Challenge hesbignon.

L’épreuve que vous rêvez de remporter un jour?

La corrida de Hannut. Soit la 1re course que j’ai faite quand je me suis mis à courir.

Qui est votre idole dans le monde de la course à pied?

Plutôt que de parler d’idole, je dirais un exemple, en la personne de Gert Theunis.

Pour ou contre les chaussures avec une semelle en carbone?

Contre. Je ne veux pas assimiler ma progression à une paire de chaussures.

Votre challenge préféré?

Le Hesbignon. Les courses sont près de chez moi et l’ambiance est excellente. Tout comme l’organisation.

Après la course, êtes-vous adepte d’une bonne bière ou optez-vous pour un coca?

Une bière. Et si elle est spéciale, c’est encore mieux (rires).

Les entraînements, plutôt sur la piste ou sur route?

Les deux. L’un ne saurait pas aller sans l’autre.