CORONAVIRUS

«C’est autre chose que de faire la fête à 4 personnes, ça»: les longues files à Brussels Airport stupéfient les voyageurs, Van Ranst propose de «fermer les frontières»

Trop de monde à Brussels Airport au dernier jour des congés de fin d’année: la faute à des contrôles policiers renforcés pour contrôler les Passenger Locator Form (PLF). Ivan Van de Cloot/ Twitter

PHOTOS | Des files impressionnantes se sont formées ce dimanche à Brussels Airport. En cause: des contrôles policiers renforcés pour les retours de zones rouges. Les voyageurs hurlent à «l’absurdité». Et Marc Van Ranst propose de fermer les frontières.

De longues files d’attente se sont formées dimanche, entre 19 et 20h, à l’aéroport national. Il s’agissait de voyageurs sur le retour, qui devaient se soumettre au contrôle de leur Passenger Locator Form (PLF) par la police, a confirmé la porte-parole de l’aéroport.

Sur les réseaux sociaux, des images de la foule circulent depuis dimanche après-midi. Des voyageurs y expriment également leur mécontentement: «C’est autre chose que de faire la fête à 4 personnes, ça», peut-on ainsi lire sur Twitter, à côté de commentaires jugeant «absurdes» ou «surréalistes» les mesures policières censées garantir santé et sécurité alors que justement, elles les mettent en péril. «Ces solutions sont pires que le problème», tweete encore un voyageur. D’autres soulignent le dilemme: «soit vous gardez vos distances et ne sortez jamais, soit vous rejoignez la foule pour finalement passer».

Parfois, on estime que les autorités font preuve de manque de réactivité. C’est peu de le dire. «Vraiment! Vous avez eu 9 mois pour vous préparer. 9 mois. Et puis ça», peste un internaute à l’attention du Premier ministre Alexander De Croo et de Brussels Airport. «Le secteur de l’événementiel est prêt à organiser tout ça parfaitement depuis 9 mois. Vous avez de l’espace, ils ont du savoir-faire. Mais là, c’est la moutarde après dîner. Échec total. Triste».

«La police fédérale a mené des contrôles le week-end, et tout s’est passé de façon fluide, mais dimanche nous avons connu un pic en début de soirée», a confirmé Ihsane Chioua Lekhli, la porte-parole. Elle précise qu’il y a suffisamment d’espace dans le terminal pour maintenir des distances de sécurité.

Marc Van Ranst: «fermons les frontières pour quelques mois»

Sur ses pages Facebook et Twitter, le médiatique virologue Marc Van Ranst y est allé de ses petits conseils en forme de coup de gueule.

«Les virus apprécient les rassemblements dans les espaces intérieurs», écrit-il. «C’est une des raisons, chers voyageurs, pour lesquelles les voyages à l’étranger sont déconseillés». Il enchaîne ensuite en ciblant les autorités: «cher aéroport, chères police, vous connaissez exactement combien de personnes arrivent et à quelle heure précise: vous devez donc être mieux organisés».

Van Ranst s’inquiète évidemment vu la coloration de toute l’Europe en zone rouge: «à la vue de ces scènes et quand on sait que de nombreux voyageurs de retour de zones rouges refusent de se faire tester ou de se mettre en quarantaine, je penche pour la fermeture de nos frontières pour quelques mois, sauf pour les voyages essentiels. Je sais que les règles du jeu européennes rendent cette idée très difficile, mais dans le cas présent, nous épongeons avec le robinet ouvert», termine Marc Van Ranst.