RETOUR SUR LA

Jogging et athlétisme: l’année de tous les défis

Jogging et athlétisme: l’année de tous les défis

Le Jogging de Grand-Leez a été la dernière épreuve organisée en mars 2020, sans aucune restriction. Amandine Gilson

André Mahy, entraîneur du SMAC et d’Eliott Crestan, livre ses commentaires sur cette saison particulière en athlétisme et jogging.

André, on va être un peu chauvin et commencer cette rétrospective avec les résultats de deux de vos poulains, Bastien Marinx et Eliott Crestan. Comment s’est passée leur courte année sportive?

Début d’année 2020, Bastien s’est imposé comme le meilleur athlète provincial dans les épreuves de cross-country. Malheureusement, il n’y a pas encore eu de cross cette saison, mais je pense qu’il aurait été encore plus fort. Il a terminé ses études et s’entraîne deux fois par semaine avec Eliott. Il a encore pris une nouvelle dimension et je suis impatient de le voir en compétition, peut-être après le 15 janvier, en fonction des nouvelles mesures qui seront prises. En province du Luxembourg, les épreuves ont lieu pour les benjamins, les pupilles et les minimes. On verra chez nous si les épreuves supprimées peuvent être reportées ou non, notamment les cross de l’Ocan et du Roca. Eliott, lui, passera sous contrat à temps plein avec l’Adeps, et s’entraîne 10 fois par semaine. Sa saison s’est bien déroulée mais le regard est déjà tourné vers 2021 avec la nécessité de se qualifier, avant la fin février, pour les Championnats d’Europe indoor qui se dérouleront en Pologne. Le tout sera de trouver une compétition pour décrocher les minima…

Pas facile pour les athlètes de garder leur motivation à l’entraînement s’il n’y a pas de compétition en vue. Vous le comprenez?

En juillet, les joggings et les compétitions d’athlétisme ont pu reprendre mais dans une certaine incertitude. Certains n’avaient pas l’occasion de s’entraîner comme d’habitude, avec des installations correctes et avec leurs groupes habituels. L’été, sous le soleil, seul, ça allait encore. Mais depuis le mois d’octobre, c’est moins facile. Je comprends qu’ils manquent de motivation. Le télé-entraînement, ce n’est pas pareil…

Certains ont décidé de se lancer des défis pour rester motivés. Quel est votre regard sur ces challenges personnels?

C’est une bonne chose. Mais, il y a quand même un mais, il faut être bien préparé. N’importe qui ne peut pas se lancer dans n’importe quoi. Je pense à Frédrick Hardenne, qui a fait le Tour de Wallonie en courant. Il est presque un professionnel pour tout ce qui touche à la préparation. On pense aussi à Sébastien Mahia, qui a une capacité à accumuler les kilomètres, mais il faut rester prudent et se lancer dans un défi, un challenge à sa portée et se donner les moyens de le réussir en se préparant minutieusement.

Au SMAC, comment cela se passe ces derniers mois?

Tout se passe bien pour les plus jeunes, qui continuent à s’entraîner les mercredis et samedis, avec ou sans buvette, car nous, nous n’avons pas besoin de buvette pour faire tourner le club, contrairement à d’autres disciplines.

 

2020 ou comment courir autrement...

La première annulation: le DHD

Le 12 mars, la Belgique apprenait qu’elle allait être confinée. Les traileurs et ultra-traileurs, eux, apprenaient qu’ils ne pourraient pas participer à la troisième édition du Dernier Homme Debout, annulée. Cette dernière édition «telle quelle» aura finalement lieu les 20 et 21 mars 2021, soit un an plus tard.

L’annulation controversée: le marathon

Le mardi 17 mars, les organisateurs du Marathon International de Namur annonçaient l’annulation de la troisième édition du 19 avril. Aujourd’hui, l’ASBL Namur Event a bloqué le troisième week-end d’avril, mais organiser un marathon dans les circonstances actuelles reste utopique. Un événement virtuel peut-être?

Une année de défis

Outre le Tour de Wallonie de Frédérick Hardenne et ses 1 001 kilomètres parcourus au mois de juillet, on relève également l’IronNam de Michaël Gillard réalisé au mois de juin (100 longueurs de 25 mètres, 100 kilomètres d’ascension de la Citadelle et 100 bornes à pied) et l’échappée belge en novembre dernier. Quand aux défis de Sébastien Mahia, ils sont bien trop nombreux pour tous les citer, mais le Namurois a été très innovant.

L’arrivée de nouvelles épreuves

Les organisateurs se sont creusé les méninges pour offrir des événements. Florian Badoux et l’ASBL Sport & Tourisme Promotion ont proposé des épreuves à départ libre, appelées Houppy Trail, à La Plante, Profondeville et Lustin avant d’être coupés dans leur élan par la fermeture des cafés et restaurants avec qui ils collaboraient.