COURSE À PIED

Arnaud Renard a atteint des sommets

Arnaud Renard a atteint des sommets

Arnaud Renard a consacré la moitié de sa vie au jogging. Léva

Spécialiste des courses de montagne, le Remicourtois excelle aussi sur les parcours rapides. Un véritable touche-à-tout.

Qui dit nouvelle année, dit lancement d’une nouvelle rubrique. Après avoir mis en avant nos jeunes prometteurs en athlétisme, place désormais à la découverte de nos meilleurs joggeurs régionaux. Et pour commencer cette série, prenons la foulée d’Arnaud Renard, le dernier vainqueur d’une course dans l’arrondissement avant l’arrivée du coronavirus. C’était le 8 mars 2020, à Neupré.

Une année qui avait démarré en force pour le grand frère de Clément avec notamment un record personnel sur semi-marathon. Une consécration après 17 ans à pratiquer la course à pied. «En fait, j’ai toujours fait beaucoup de sport. Et quand j’avais 18 ans, le jogging de Hodeige passait dans mon village. J’ai eu envie d’essayer avant de rejoindre le club d’Oreye. Et depuis, je n’ai pas arrêté, raconte le Remicourtois. Cela me permet de me changer les idées, surtout après le travail. »

Aussi bien performant sur les parcours plats que vallonnés voire même montagneux, Arnaud Renard n’est par contre pas un spécialiste des trails. «Ah ça non, je ne suis vraiment pas à l’aise dans les descentes techniques, rigole celui qui n’a remporté qu’une fois le Challenge hesbignon. Cela remonte à quelques années. Mais il faut vraiment bloquer plusieurs mois rien que pour ça. C’est difficile d’avoir d’autres objectifs en même temps. Je préfère viser deux ou trois courses sur une saison.»

Et justement, pour 2021, il a pointé, à nouveau, le semi-marathon du Ventoux, qui doit se tenir le 27 juillet. « Je l’ai déjà gagné en 2019, mais nous n’étions pas allés jusqu’au sommet donc j’en garde un petit goût de trop peu, avoue Arnaud Renard, qui ne ressent aucune animosité sur les courses. Franchement, je n’ai jamais eu le moindre problème. Oui, il y a une rivalité, mais l’ambiance reste bon enfant. Je n’ai jamais vu, par exemple, un athlète faire un croche-pied à un autre. D’ailleurs, c’est sur les courses que j’ai rencontré la plupart de mes amis.»

Ce que l’on sait moins sur Arnaud Renard, c’est qu’il fut préparateur physique de Momalle lors de la saison 2016/2017. «En fait, je connaissais bien le président, Jean-Marie Heyne et le coach, Philippe Lemaire. Donc j’ai fait toute la préparation et je donnais même les échauffements avant les matchs. Au départ, les joueurs étaient un peu réfractaires, mais ils ont vu que ça portait ses fruits parce qu’on a participé au tour final en faisant la différence en fin de match, se souvient-il. Cela m’avait bien plu. Il faudrait d’ailleurs que je me renseigne pour suivre une formation. Car j’aimerais bien transmettre mon savoir. » Une reconversion en vue une fois les baskets rangés au placard?