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Solidarité, passion, famille… Nos abonnés nous ont partagé leurs souvenirs positifs de 2020

L’année 2020 s’est définitivement refermée et avec elle de beaux souvenirs pour ces abonnés à notre journal qui nous ont partagé leurs témoignages.

 

 

Avant de lire

 

Mi-décembre, nous avons invité nos abonnés à refermer la porte de 2020 sur une touche positive en nous partageant un souvenir marquant, une rencontre, une action de solidarité… Un appel particulièrement bien accueilli.

À l’aube de 2021, la rédaction vous livre une partie de ces témoignages. Des témoignages émouvants, touchants ou tout simplement inspirants.

Dans cet article, vous trouverez:

Une école au nom de son fils décédé

Des courses et du bonheur aux côtés de Rémi, champion d’athlétisme « handisport »

Palou a lancé sa chaîne YouTube

Ils ont reçu un prix musical européen

Des actions de solidarité

Des naissances

Un voyage et des découvertes près de chez soi

Un clin d’œil

 

 

 

 

1.Une école au nom de son fils décédé

 

Solidarité, passion, famille… Nos abonnés nous ont partagé leurs souvenirs positifs de 2020
Marcel Gourmet
Un témoignage touchant de Marcel Gourmet: “Après le décès inopiné de mon fils Fabrice, l’argent recueilli aux funérailles a été envoyé au Burkina Faso à l’initiative de l’ASBL «FasO champs du Coq» et grâce à la somme récoltée l’école de Péterkoé a pu installer des panneaux solaires et acquérir 20 bancs alors que les enfants travaillaient encore à même le sol. Dorénavant cette école portera le nom de Fabrice Gourmet.”

«Fabrice Gourmet, l’Ardennais au grand cœur», tel était le titre de notre article publié fin juillet lors de l’annonce du décès de Fabrice Gourmet.

 

 

 

2.Des courses et du bonheur aux côtés de Rémi, champion d’athlétisme «handisport»

 

Solidarité, passion, famille… Nos abonnés nous ont partagé leurs souvenirs positifs de 2020
Jacques Luyckx

Comme moment positif marquant en 2020, Jacques Luyckx revient sur des moments partagé avec Rémi.

«Rémi est un solide gaillard, discret et volontaire. Hémiplégique, il est champion d’athlétisme «handisport». J’ai fait sa connaissance par l’intermédiaire de Make-a-Wish, l’association qui permet aux enfants malades de réaliser leurs rêves (par exemple en courant accompagnés de joggeurs valides chaque année les 20 km de Bruxelles).

Faute de toute grande course organisée cette année, j’ai couru deux semi-marathons à allure libre à ses côtés lorsque les conditions sanitaires l’y autorisaient, au bord de l’Escaut, sur ces superbes chemins de halage reconvertis en piste cyclables. Ses yeux brillaient de bonheur!

 

Ces longues courses avec Rémi ont constitué, pour lui comme pour moi, de formidables échappées et ont scellé la solidarité entre l’athlète handisport et son coach valide.

 

Plus que quiconque, les personnes handicapées auront souffert en 2020. Leur fragilité les rend plus sensibles à toute mesure de confinement et accroît leur solitude. Leurs compagnons habituels sont moins présents, leurs activités sont réduites et leurs rares loisirs raréfiés par les nombreuses restrictions. Dans ce contexte si difficile, les longues courses avec Rémi ont constitué, pour lui comme pour moi, des bulles de bonheur, de formidables échappées et ont scellé la solidarité entre l’athlète handisport et son coach valide.»

 

 

 

3.Palou a lancé sa chaîne YouTube

 

Solidarité, passion, famille… Nos abonnés nous ont partagé leurs souvenirs positifs de 2020
-P-E Leclercq
C’est en commençant par lire des histoires à ses petits enfants que Pierre-Éric Leclercq dit Palou (62 ans) de Marcouray (Rendeux) a lancé sa chaîne youtube. Il nous raconte.

«Début mars 2020, je ne connaissais de YouTube que quelques tutos ou récits de voyage. Fin décembre, j’ai ma chaîne YouTube, avec près de 300 vidéos publiées, et 55 000 vues.

Entre les deux, je me suis mis, au début du premier confinement à lire des histoires à mes trois petits-enfants (Julie, Pablo et Samuel) et à leur envoyer les fichiers par Internet. Bien vite, d’autres parents, amis de mes enfants, se sont joints à l’aventure, et la nécessité de créer une chaîne YouTube m’est apparue pour permettre une plus large diffusion.

 

La littérature pour enfants est si riche et d’une telle qualité que rares sont les sujets qui n’y sont pas abordés avec douceur et pédagogie.

 

Et depuis, chaque matin à partir de 9h, une nouvelle vidéo est publiée, à destination des enfants de 2 à 8 ans. La bibliothèque de Hotton me fournit en livres, et je veille à varier les lectures en fonction des âges, et des styles: on passe des petites aventures purement distrayantes à des thèmes évoquant des petites situations que peuvent rencontrer les enfants au quotidien (jalousie, déménagement, mensonge, fête d’anniversaire, punition, solidarité, familles recomposées, entraide…) ou des problèmes plus lourds, voire graves (divorce, adoption, accident, handicap, décès d’un proche, voire euthanasie). La littérature pour enfants est si riche aujourd’hui et d’une telle qualité que rares sont les sujets qui n’y sont pas abordés avec douceur, gentillesse et pédagogie.

 

Mon petit amateur d’histoires le plus lointain vit à Cape Town

 

Mes histoires sont écoutées en Belgique d’abord bien sûr, mais beaucoup en France également, ainsi qu’en Suisse, au Québec, au Maroc, en Algérie, au Danemark, aux États-Unis, en Espagne, en Italie… et mon petit amateur d’histoires le plus lointain vit à Cape Town!»

 

 

 

4.Un prix musical

 

Solidarité, passion, famille… Nos abonnés nous ont partagé leurs souvenirs positifs de 2020
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Thierry van Ingelgom nous a envoyé un mail avec la belle aventure de PanKart, groupe de rock celtique de Saint-Hubert.

«Comme tous les autres acteurs de la scène artistique et culturelle de notre verte province de Luxembourg, PanKart a pris son mal en patience et, à défaut de pouvoir être sur scène, a participé, sans trop y croire, au concours européen Gigstarter Artist of the Year 2020. Ce concours va devenir une aventure qui les portera durant plusieurs semaines et qui leur fera un peu oublier l’épreuve des confinements successifs. Le groupe a donc bossé à distance sur ce projet et en vidéoconférence afin de se préparer pour le jour de la grande finale et enregistrer un clip qui sera diffusé en livestream.

Quant au dénouement… non seulement PanKart aura raflé le prix du public, mais aussi le titre d’Artiste de l’Année après avoir été choisi par un jury de professionnels pour «leur authenticité, leur originalité, la super performance qu’ils ont donnée et l’interaction qu’ils ont entre eux». Finalement, un bien joli rayon de soleil aura brillé pour PanKart en 2020.»

Une aventure musicale que notre journal avait couverte: PanKart, groupe de Saint-Hubert, est le grand gagnant du prix Gigaster.

 

 

 

5.Des actions de solidarité

 

Nounours aide de Nateo de tout son cœur

Solidarité, passion, famille… Nos abonnés nous ont partagé leurs souvenirs positifs de 2020
Pol Rectem
C’est une action de solidarité que nous raconte Pol Rectem (Jumet) dans son message:

«Invité par l’ASBL «Un temps pour aimer», Nounours apporte la joie et le bonheur au petit Nateo, Il est âgé de 8 moist. Il souffr du syndrome de Vacter (des malformations présentées par certains enfants au cours de la grossesse).

Avec Nounours, toute l’équipe de l’ASBL veut soutenir et encourager la maman de Natreo et elle déversera, en cette fin d’année 2020, des moments merveilleux et magiques devant le petit Nateo (jouets, cadeaux et, bientôt, un matériel de revalidation adapté.»

Solidarité autour du fort de Wépion

Solidarité, passion, famille… Nos abonnés nous ont partagé leurs souvenirs positifs de 2020
Le fort de Saint-Héribert ÉdA
Avec son père, Françoise Legros s’occupe de la sauvegarde du fort de Saint-Héribert à Wépion depuis plusieurs années. 2020 aurait pu être une année noire… mais ce fut tout le contraire. Elle nous raconte.

«Un programme bien chargé pour 2020 avait été concocté dès la fin de 2019 puisque nous devions commémorer les 80 ans de la déclaration de la guerre le 10 mai. Puis tout à coup, vers février, un petit virus est venu contrarier tous mes plans. La sortie de mon livre fut compromise et puis vient le confinement, tous nos projets sont alors tombés par terre…»

Une petite lueur d’espoir pointe vers le mois de mai: «Tout d’un coup, le 14 mai, on nous annonce qu’on peut ouvrir le 18 mai! Catastrophe, rien n’était prêt, le site du fort n’était pas propre.

Ni une, ni deux, j’ai lancé un appel aux bénévoles sur la page Facebook du fort et grâce au confinement, de nombreux bénévoles sont venus rejoindre mon équipe. Je pense que le fait que les gens aient été enfermés a créé, si je peux dire, un choc et cela leur a donné envie de venir nous rejoindre. Nous avons donc retroussé nos manches et pour la fête suivante du 13 et 14 juin, les 11 ha du site du fort étaient impeccables.»

Suite au covid et aux mesures en vigueur, ce fut la première année où Françoise dût gérer seule aussi bien la gestion du site (entretien) et que les événements et l’administration.

 

Si tous ces bénévoles ne m’avaient pas rejointe, nous aurions dû fermer toute la saison 2020 et probablement 2021.

 

«Ce qui veux dire que si tous ces bénévoles ne m’avaient pas rejointe, nous aurions dû fermer toute la saison 2020 et probablement 2021. Aujourd’hui, nous comptons une bonne vingtaine de bénévoles au fort dont un noyau dure de 5 à 10 personnes qui viennent régulièrement travailler.

Ce qui est merveilleux, c’est que cet exercice de gérer le fort toute seule dans son ensemble est quelque chose qui devait arriver vu l’âge avancé de mon père (88 ans). Aujourd’hui, grâce au coronavirus, j’ai constitué une équipe formidable de bénévoles qui me font rire comme mon grand frère le faisait quand j’étais enfant. Toutes ces personnes, sont courageuses, volontaires, souriantes, amusantes et ne le dites à personne, quand je ne les vois plus je suis triste car j’ai l’impression que ma famille est partie loin.

La vie et le travail au fort sont très durs, c’est fatigant, on a froid, on a chaud, on n’a pas de frigo, on doit venir avec son pic-nic, pas de bons wc, pas d’eau enfin on était «comme en 40»… Aujourd’hui, entre mai et septembre, nous avons réalisé grâce à la ville et à la Province de Namur de nombreux projets. Sans argents, on ne sait rien faire mais sans bénévoles non plus. Nous avons donc installé des toilettes sèches, de l’eau pour laver ses mains, un local pour manger au chaud, du courant grâce à un groupe électrogène, de nombreux panneaux didactiques, et reçus de nombreux visiteurs.

 

J’ai rencontré des bénévoles merveilleux, je dirai même des copains.

 

Vous savez quoi? 2020 a été une année merveilleuse pour moi et le fort car j’ai rencontré des bénévoles merveilleux, je dirai même des copains. Aujourd’hui, je sais que je pourrai continuer à sauver le fort car ils sont tous derrière moi et parfois même devant moi avec des nouveaux projets.»

 

 

 

6.Des naissances

 

Une belle émotion pour jean-loup du Vivier d’ Arsimont et son épouse:

«Nous sommes les heureux parents de quatre beaux enfants dont les âges aujourd’hui s’échelonnent de 48 à 54 ans. Ils nous ont donné 9 petits enfants, 4 garçons, 5 filles… nous avons respectivement 82 et 77 ans et notre espoir de connaître la joie d’être arrière-grands-parents s’amenuisant, qu’elle ne fût pas la surprise de 2020, malgré le Covid et ses confinements, de pouvoir serrer dans nos bras, très émus, un petit Gabin, qui, à un mois maintenant, fait d’ailleurs déjà la fierté et le bonheur de nous tous! La preuve que rien ne peut arrêter la continuité familiale.

Restons optimistes, 2021 et avec ses vaccins annoncés, nous vaincrons nos préjugés et cette terrible pandémie. Merci la vie!»

Une éclaircie pour Martine:

«Quoi de mieux qu’une naissance. Le bonheur d’accueillir ce 19 novembre Simon, mon sixième petit-enfant.»

 

 

 

7.Un voyage et des découvertes près de chez soi

 

Jean-Paul Charlier, presque seul avec les œuvres de Dali en Italie:

“Profitant d’une accalmie dans les restrictions de voyage, nous sommes partis fin septembre dans les Pouilles et la Basilicate, deux régions du Sud de l’Italie. Le 30, nous avons découvert Matera, merveilleuse cité en partie troglodyte nichée dans un vallon rocheux et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le lieu n’était pas, pour une fois, grouillant de touristes, et la ville avait eu l’excellente idée de faire un événement autour de Dali: statues monumentales en ville et exposition dans une galerie d’art temporaire aménagée dans deux églises rupestres. Nous y avons découvert 200 œuvres de Dali, pratiquement seuls, dans un calme religieux. Une approche merveilleuse de cet artiste dans un écrin hors du commun et des souvenirs plein nos têtes. Nous n’avons eu aucun souci à notre retour. Par mesure de sécurité, nous avons toutefois respecté une petite quarantaine. Un très beau souvenir de voyage…”

Jacques Ancart, dans la nature à Nil-Saint-Vincent:

«J’ai mis à profit les divers confinements pour visiter, au fil du temps, la campagne proche de chez moi: la découvrir allégrement lors de ballades à répétition. Petit éventail d’émerveillements décelés au cours d’une randonnée estivale!

Tandis que je marche tout en admirant les blés parés de leur couleur or qui ondulent selon le souffle du vent, un lièvre embarrassé s’enfuit subitement. Au pied d’un bleuet, une chenille traîne ses anneaux dans les plis froissés de sa peau. La limace baveuse, elle, dessine des sillons argentés sur un napperon de poussière du petit chemin à traverser. Plus loin, un joli chardonneret s’est posé avant de se régaler des semences d’un chardon fatigué. Dans le bleu azuré, j’entends gazouiller l’alouette tandis que, jalouse, la fauvette s’est mise à chanter. Sur la branche d’un frêne accueillant, une palombe s’est installée à l’ombre du feuillage en susurrant de doux langages. Caché dans un buisson, un pinson tout joyeux agrémente mon passage d’un chant mélodieux. Un ruisseau serpente à travers les prés, j’écoute le murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir à son gré. En contrebas, un plan d’eau sert d’eldorado à quelques grenouilles qui troublent l’air de croassements jubilatoires. On dirait qu’elles se marrent. Le moulin à vent, lui, dresse sa silhouette majestueuse sur la toile de l’horizon. Tout heureux qu’il est, d’être le témoin privilégié des métamorphoses champêtres qui l’émerveillent tout au long des saisons. Moi, j’ai des éclairs de bonheur plein les yeux. Cette nature est si belle, j’en suis tombé follement amoureux!»

 

 

 

8.Petit clin d’œil

 

On s’en voudrait de passer à côté du clin d’œil de Joseph Fiorito:

«Chez moi, l’année 2020, s’est passée tout simplement:

octobre: 103 ans de ma maman vivant avec nous et fervente lectrice de votre journal

novembre: 53 ans de mariage, sans réunion de famille et tralala

vive 2021.»