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Ce que valent les premières lunettes connectées de Julbo

Julbo commercialise ses premières lunettes sportives connectées. Que valent-elles? Début de réponse.

Disponibles depuis la rentrée, les Julbo Evad-1 et leur technologie de pointe intriguent énormément de sportifs. Entre intérêt réel et interrogation légitime, le dernier bijou de la marque française mérite-t-il autant d’attention? Analyse.

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1Une paire de lunettes séduisante

Comme souvent, Julbo ne s’est pas trompé: les Evad-1 ont toutes les qualités requises pour séduire le grand public.

Ce que valent les premières lunettes connectées de Julbo
Julbo

Outre un look sympa, la paire – qui s’adresse à des cyclistes dans un premier temps, et des traileurs ensuite – propose un champ de vision panoramique ainsi que quelques aérations pour prévenir l’apparition de buée, et se compose, entre autres, de verres qui s’adaptent instantanément à la luminosité et de branches flexibles malléables qui épousent la forme de la tête.

Ce que valent les premières lunettes connectées de Julbo
Julbo

Cerise sur le gâteau: le poids des Evad-1 n’excède pas les 35 grammes. Un tour de force pour des lunettes équipées d’une batterie, d’un micro-USB et d’un miroir.

2Une technologie intéressante

Mais plus encore que ses qualités fonctionnelles et esthétiques, l’intérêt de ces nouvelles lunettes connectées se situe dans son système ActiveLook.

Conçue par MicroOLED, une autre entreprise française, cette technologie projette plusieurs indicateurs (cadence, durée de la course, vitesse instantanée, vitesse moyenne, distance parcourue, dénivelé et fréquence cardiaque) en temps réel sur la partie supérieure du verre grâce à un ingénieux système de réflexion.

Fort d’une batterie qui tient bien la distance – les lunettes peuvent être connectées sans problème pendant 8 heures d’affilée – et d’un affichage “tête haute”, les Evad-1 séduisent également par la facilité de leur prise en main. Cinq secondes suffisent pour les appairer en Bluetooth avec l’application dédiée ActiveLook, basique mais claire.

Point (très) positif: le dernier bébé de Julbo s’appréhende facilement. Quelques réglages à peine et on peut tailler la route, en vélo ou à pied, sans être gêné pour autant par l’affichage discret des indicateurs.

3Mais quelques points à améliorer

Reste que les Evad-1, si elles sont très prometteuses, présentent toutefois quelques petits défauts.

Tout d’abord, la connexion entre la paire de lunettes et l’application n’est pas toujours très stable. Il peut donc arriver que les données se figent quelques secondes sur les verres.

Ce que valent les premières lunettes connectées de Julbo
Julbo

Ensuite, l’apparaige annoncé avec une partie des montres Garmin ne fonctionne pas toujours. Exemple avec la Forerunner 745.

Enfin, la technologie pèche peut-être par le nombre d’indicateurs qu’elle propose. Nombreux sont les cyclistes ou les coureurs qui souhaiteraient pousser plus loin leur expérience utilisateur en disposant, par exemple, de cartes ou de séances préprogrammées sur les verres. Ce qui n’est pas (encore) possible avec cette première version connectée de Julbo.

Conclusion?

Grâce au savoir-faire historique de Julbo et à la quête d’innovation de MicroOLED, les Evad-1 prouvent qu’il y a de la place pour des lunettes sur le marché des accessoires sportifs connectés. Malheureusement, ses petites maladies de jeunesse risquent de freiner une partie des acheteurs potentiels, à savoir tous les cyclistes et coureurs portés sur les nouvelles technologies. Et ce, d’autant plus que la paire, qui se vend actuellement au prix de 499,95 euros, coûte presque aussi cher qu’une montre connectée de très bonne qualité.