WATERLOO

"Lockdown party" à Waterloo: une vidéo confirme qu'une policière a reçu au moins un coup

"Lockdown party" à Waterloo: une vidéo confirme qu'une policière a reçu au moins un coup

Image d’illustration ÉdA

Une vidéo tournée lors du contrôle Covid de vendredi dernier montre qu’une policière au moins a reçu un coup.

L’affaire du contrôle domiciliaire de vendredi dans une habitation située entre Lasne et Waterloo suscite toujours bien des réactions sur les réseaux sociaux et ailleurs.

Une vidéo plus complète des événements a été diffusée et le nouvel élément est que des membres/proches de la famille avouent qu’il y a bien eu des coups donnés aux policiers.

Sur la vidéo, quand c’est beaucoup plus calme à l’intérieur et alors qu’on approche de la fin de l’intervention, une des filles du couple dit: «Val a foutu une tarte à un collègue». Plus tard, toujours sur la vidéo, un policier demande: «Est-ce que vous trouvez que c’est normal qu’un policier soit frappé?» Et la fille répond: «Non, ce n’est pas normal».

Une dent cassée

Au total, trois policiers ont été blessés au cours de cette intervention. Et, selon Sud Presse, le procureur du Roi du parquet du Brabant wallon, Marc Rézette, confirme l’origine de la dent cassée d’une des policières: «Cette dent cassée fait suite au coup reçu de la mère de famille par la policière. Alors qu’elle filmait son visage avec insistance et en s’approchant très près, la policière lui a demandé de reculer et a écarté son GSM. C’est à ce moment-là que la mère de famille l’a frappée», a-t-il expliqué à nos confrères.

Pour rappel, selon la famille incriminée, les policiers auraient fait usage de la force de manière injustifiée. Le père, la mère et leur fille majeure seront néanmoins convoqués devant le tribunal correctionnel pour y répondre de rébellion en bande, coups à policiers et infraction relative au couvre-feu.

 

 

L’audience est fixée le 25 janvier, a annoncé lundi le procureur brabançon, précisant qu’un juge de fond est d’ores et déjà désigné. L’enquête doit être complétée par l’ensemble des témoignages des personnes présentes au moment des faits afin de permettre au juge de disposer de toutes les versions, a conclu Marc Rézette.

 

 

«La police reçoit des menaces»

 

Alors que l’enquête judiciaire sur l’intervention policière de vendredi dernier suit son cours, le chef de corps de la zone de police de Waterloo en appelle au calme et à la sérénité, et déplore les actes de malveillance dont ses policiers font l’objet. «Je confirme que nous avons reçu des menaces de mort, nous avons fait l’objet de harcèlement et avons lu des propos calomnieux à notre encontre, indique Michel Vandewalle. Nous pouvons comprendre un émoi peut-être légitime mais il y a des choses qu’on ne peut pas laisser passer. Plusieurs procès-verbaux ont été dressés et les dossiers ont été envoyés au procureur du roi.»

Quant à l’acharnement et la haine «anti-flics» dont font preuve certaines personnes sur les réseaux sociaux, Michel Vandewalle ne s’en inquiète pas outre mesure. «Je ne suis pas inquiet car la police est un pilier de notre société. Notre métier n’est pas facile, nous sommes là pour protéger mais aussi pour réprimer. Nous ne faisons que notre travail.»

Michel Vandewalle se refuse à alimenter la polémique. «On fait le maximum et j’apporte tout mon soutien à mes collègues. Un policier est capable de faire la différence entre une personne qui s’énerve sous le coup de l’émotion et une personne qui a un comportement malfaisant et menaçant.»