BELGIQUE

Le tribunal prononce la faillite de Mega World, qui a racheté les magasins Blokker: 650 emplois perdus

Le tribunal prononce la faillite de Mega World, qui a racheté les magasins Blokker: 650 emplois perdus

123 magasins n’ouvriront plus et environ 650 personnes perdent leur emploi. BELGA

La faillite de Mega World (ex-Blokker) a été prononcée ce mardi, environ 650 personnes perdent leur emploi.

Le tribunal de l’entreprise de Malines a prononcé ce mardi la faillite de Mega World, l’ancien Blokker, a indiqué l’administrateur provisoire Thierry Lamar à Belga. Environ 650 personnes perdent leur emploi.

Cette faillite n’est pas une surprise. L’entreprise a plus de 40 millions d’euros de dettes et avait demandé un plan de réorganisation judiciaire qui avait été rejeté précédemment par le tribunal de l’entreprise et par la cour d’appel d’Anvers, car les prévisions de bénéfices avaient été jugées irréalistes.

123 magasins n’ouvriront plus et environ 650 personnes perdent leur emploi.

Le tribunal a désigné les deux administrateurs provisoires, Thierry Lamar et Kristin Van Hocht, comme curateurs. Mardi après-midi, ils se rendront au siège de Mega World à Lierre où ils géreront la liquidation.

 

«La faillite était attendue mais c’est un coup dur pour le personnel»

Le tribunal de l’entreprise de Malines a prononcé, mardi, la faillite de Mega World. L’information, bien qu’attendue, est un coup dur pour le personnel, selon le délégué syndical Marc Jacobs d’ACV Puls. Les syndicats BBTK et ACLVB estiment aussi que la nouvelle est difficile pour le personnel.

«La société allait mal depuis longtemps, d’abord sous le nom de Blokker, puis sous le nom de Mega World, donc cette faillite n’est pas inattendue. Mais l’annonce frappe durement le personnel», a déclaré Marc Jacobs, dont le syndicat ACV Puls représente environ 250 des 650 employés. «Nous espérions depuis longtemps un éventuel redémarrage, mais malheureusement cela s’est avéré impossible. L’impasse était trop profonde.»

Marc Jacobs espère qu’un redémarrage après la faillite sera possible. «C’est une meilleure position de départ pour un acquéreur. Nous espérons donc que de bonnes nouvelles suivront pour certains de nos employés. Ce qui est malheureux, c’est que les réserves restent insuffisantes dans l’entreprise, de sorte que les gens ne pourront pas être entièrement payés pour leurs vacances et primes de fin d’année. Beaucoup de nos collaborateurs ont une longue ancienneté et le Fonds de fermeture d’entreprises a fixé un plafond de 25.000 euros par personne», explique-t-il.

Pour le syndicat socialiste BBTK, la faillite n’est pas non plus une surprise. Le syndicat libéral ACLVB se demande ce que feront les curateurs. «Nous sommes très curieux de savoir quelle sera la prochaine étape», a déclaré Éric Vuchelen de l’ACLVB, qui estime positif que les administrateurs provisoires ont été nommés curateurs.

«Les magasins seront-ils temporairement rouverts pour vendre le stock? Y aura-t-il une reprise? Notre personnel est principalement composé de femmes de 45 ans et plus, il ne leur sera pas facile de trouver un nouvel emploi», ajoute-t-il.