LIÈGE

Des volontaires recherchés à Liège pour une étude sur les champs électromagnétiques

Des volontaires recherchés à Liège pour une étude sur les champs électromagnétiques

Il apparaît, en cette période de confinement propice à une généralisation du télétravail, qu’un certain nombre de personnes restent hypersensibles aux champs électromagnétiques. ÉdA Berger/Archives

L’Issep (institut scientifique de service public) recherche des volontaires pour participer à une étude visant à améliorer les connaissances sur l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques.

L’Issep (institut scientifique de service public) recherche des volontaires pour participer à une étude visant à améliorer les connaissances sur l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques en analysant les liens possibles entre l’exposition et les symptômes de l’électrosensibilité. À cette fin, un nouveau laboratoire dédié à cette étude a été inauguré sur le site de Liège.

Il apparaît, en cette période de confinement propice à une généralisation du télétravail, qu’un certain nombre de personnes restent hypersensibles aux champs électromagnétiques même si, selon un sondage réalisé par l’Issep, peu d’entre elles déclarent avoir ressenti une augmentation sensible des symptômes les affectant. Les symptômes rapportés sont divers et non spécifiques comme les migraines, les acouphènes, la fatigue, les rougeurs cutanées, les difficultés de concentration ou de mémorisation…

Ce projet s’intègre à l’étude ExpoComm financée par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES, France), qui développe et évalue un protocole innovant intégrant des tests de provocation (alternance aléatoire entre séances d’exposition et séances sans exposition) en double aveugle (ni le sujet, ni l’observateur présent ne savent si le sujet est exposé ou non). «Un des aspects innovants de cette étude est l’inclusion de personnes se déclarant hypersensibles aux champs électromagnétiques dans l’élaboration du protocole de test. Les premiers tests de provocation ont été menés sur ces personnes dans des locaux de Sciensano, qui est le coordinateur du projet ExpoComm», précise-t-on à l’Issep.

En dédiant un laboratoire sur le site de l’Issep à cette étude, il sera possible d’augmenter le nombre de tests de provocation et ainsi d’accroître la puissance statistique de cette étude. Sont recherchés des adultes se considérant comme hypersensibles aux champs électromagnétiques et qui peuvent se rendre disponibles dès ce mois de décembre pour quatre à treize séances de test d’une durée de 30 à 120 minutes.

L’Issep fait aussi appel à des personnes qui ne se définissent pas comme électrohypersensibles, «soit parce qu’elles ne manifestent pas de symptôme particulier de façon récurrente, soit parce que ces symptômes ne sont pas attribués à l’exposition à des champs électromagnétiques».

Lors des séances de test, les volontaires seront exposés à des sources habituellement rencontrées dans la vie quotidienne comme des antennes-relais de téléphonie mobile 2G, 3G et 4G, une borne Wi-Fi, une station de base DECT utilisée pour la téléphonie fixe sans fil ou encore une source de courant alternatif à la fréquence de 50 Hz.

Les résultats sont attendus pour la fin 2021.

Voici le contact pour se porter volontaire: maryse.ledent@sciensano.be


Nos dernières videos